Journée internationale de la lutte contre la drogue : Femme et drogue au cœur des préoccupations de l’OSC

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Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la lutte contre la drogue, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers l’Office central des stupéfiants (OCS), en partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a choisi le thème « Femme et drogue » en plus du thème de la journée « à l’écoute d’abord ».
La cérémonie d’ouverture des activités de la célébration de cette Journée internationale a eu lieu, le lundi 27 juin 2016, à la Faculté de Droit privé (FDRPI). C’était en présence du chargé de mission au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Amadou Sangho, du doyen de la faculté, Professeur Daouda Sacko, du directeur général de l’Office central des stupéfiants (OSC), le magistrat lieutenant-colonel, Adama Tounkara…L’objectif de cette journée était de sensibiliser les populations, notamment les jeunes, sur les dangers, les risques et inconvénients de la drogue.
Le directeur général de l’OSC, le lieutenant-colonel Adama Tounkara, a fait savoir que la femme a un rôle central à jouer dans la société, et dans cette lutte contre la drogue aussi en tant qu’épouse et mère. « Nous avons observé que depuis quelque temps, il y a de plus en plus de jeunes filles qui sont impliquées dans la consommation des stupéfiants. Nous pouvons ainsi constater que l’environnement contribue beaucoup à la consommation des stupéfiants », a dit M. Tounkara. En plus de la mauvaise fréquentation, il a ajouté que l’accroissement de la démographie, le relâchement au niveau scolaire sont aussi des causes de la consommation de la drogue. La directrice nationale de la Promotion de la femme, Mme Dembélé Rokia Dembélé, confirmera que les femmes jouent un rôle important dans cette lutte contre la drogue, surtout lorsqu’on sait que la population est majoritairement constituée de femmes. « La femme a tendance à verser dans la drogue, ça peut influencer sur la vie de la population malienne, notamment l’avenir du pays tout entier. Nous allons nous engager aux côtés des acteurs impliqués dans cette lutte dans le cadre de la sensibilisation auprès des universités, des écoles fondamentales. Nous allons être à vos côtés pour augmenter la sensibilisation et l’information sur les méfaits de la drogue», a-t-elle ajouté.
Souleymane Papa Coulibaly, psychiatre au Centre hospitalier universitaire de Point G, a longuement exposé sur le « Enjeux de la consommation de la drogue ». Pour lui, la drogue est un sujet assez important « et encore si le thème est porté sur la femme, l’enjeu dévient énorme ». A l’en croire, la consommation de la drogue est un fléau international qui mine nos sociétés et notre jeunesse. Des études ont prouvé que la drogue a plus de conséquences fâcheuses sur la femme que sur l’homme. Parmi les différents genres de drogues, on peut citer la cocaïne, le cannabis, l’alcool, l’opium, le pavot, le tabac, la cigarette. A titre d’exemple, 40% des consommateurs de drogue sont des femmes aux USA. Au Mali, sur 500 consommateurs 1,2% sont des femmes. Parmi les effets néfastes sur la femme, il y a entre autres les irrégularités du cycle menstruel entrainant des grossesses non désirées, l’altération de la fonction productrice.
Marche pacifique contre la drogue
Dans le cadre des activités programmées pour cette journée, une marche de sensibilisation avec des organisations de la société civile a eu lieu le mardi 28 juin. Elle est partie du rond-point de l’obélisque au siège du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Elles étaient nombreuses les femmes à y participer avec une banderole en main sur laquelle on pouvait lire : « le trafic et la consommation de drogues constituent une menace pour la sécurité et le développement ».
Les marcheurs ont été accueillis par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Salif Traoré, accompagné de celle de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Ba. Une déclaration qui prouve l’engagement de notre pays pour les conventions des Nations Unies de 1961, 1972 et 1988 contre l’usage et le trafic illicite des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs a été lue.
S.K.K

aBamako

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