La formation du nouveau gouvernement divise la presse malienne

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Les journaux maliens de ce lundi commentent diversement la formation du nouveau gouvernement survenue le jeudi dernier.

« Nouveau gouvernement : Encore du bricolage », titre l’Aube. Selon ce bihebdomadaire proche de l’ancien président ATT, le nouveau gouvernement d’IBK ressemble fort à un remake des précédents réaménagements « où l’on conserve la crème de l’équipe sortante (normalement supposée avoir échoué) et l’on amène des médiocres tirés de la raison politicienne ou des petits arrangements d’Etat. Dans le nouvel attelage, le chef de l’Etat fait appel à sept nouvelles têtes qui, à notre avis, ne pourront aider à relever les défis de l’heure et de toujours. Les espoirs du peuple sont encore déçus du fait d’un gouvernement bricolé à la place d’une équipe de mission », regrette ce journal.

« Nouveau gouvernement - Seulement du vert sur du verre », affiche en manchette Le Républicain. Pour ce quotidien proche de l’opposant Tiébilé Dramé, cinq gouvernements en trois ans, c’est trop".

« Cet attelage de 34 Homme et femmes, à nous, proposé, ne semble pas répondre objectivement aux aspirations légitimes d’un peuple qui cherche fastidieusement à se frayer une issue de salut. Au regard d’un tel cénacle, l’on tend à s’interroger sur les visées réelles de la gouvernance IBK. Quels sont les fondamentaux d’une gouvernance post crise ? Saupoudrage.

Il est invraisemblable ce qui se dessine sous les yeux des observateurs de la scène politique malienne. Le jeu du griot et de son maitre ? Point de trahison, point d’invectives. Seulement du vert sur du verre », dénonce le Républicain.

Pour La Dépêche par contre, ce nouveau gouvernement illustre parfaitement une ferme volonté : celle de donner un coup d’accélérateur au processus de paix et de réconciliation nationale.

« L’entrée au gouvernement de leurs représentants est un signal fort qui doit être perçu non seulement comme une volonté politique d’avancer mais aussi et surtout comme une preuve de bonne foi.

En formant un tel gouvernement, le Président Ibrahim Boubacar Kéita n’a cherché à faire plaisir à personne. Il a simplement exprimé sa bonne foi d’aller vers la paix et réaffirmé sa ferme volonté de redonner au Mali l’espoir d’une stabilité politique qui passe par la présence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national », analyse cette publication.

Un avis partagé par le bihebdomadaire 22 Septembre. « C’est un gouvernement de large ouverture que dirige désormais le Premier ministre Modibo Kéita. Il rassemble, hormis l’opposition, tous les courants politiques de notre pays. Des partisans de l’ancien Président de la République, ATT, exilé à Dakar, y font leur entrée. Un fervent défenseur d’ATT après le coup d’Etat de 2012 y fait ses premiers pas, dans sa jeune carrière politique, dans une équipe », constate ce journal.

L’Essor de son côté revient sur le conseil des ministres inaugural de la nouvelle équipe. « Le Président de la République attend des actes concerts », titre le quotidien national.

« Le chef de l’Etat a exhorté le gouvernement à travailler pour combler les attentes de nos concitoyens.

Il a tenu à préciser que chaque membre du gouvernement a été choisi en fonction de ses propres compétences. Ibrahim Boubacar Keita a appelé le gouvernement à travailler à des décisions longtemps attendues ».

Le chef de l’Etat attend des actes concrets pour que les attentes soient comblées, « souligne l’Essor.


Africatime

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