Le blanchiment des capitaux coûte 300 Milliards à l’Etat

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Pour promouvoir la transparence financière et éradiquer le terrorisme, le gouvernement malien a crée un nouvel organisme dénommé CENTIF (Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières). La CENTIF a organisé à l’endroit des hommes de medias, le jeudi 7 juillet, un atelier de formation et de sensibilisation sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. L’atelier, qui a eu à la Maison de la presse, était présidé par Moumouni Guindo, Secrétaire Général du ministère de la Justice, en présence de Marimpa Samoura, directeur de la CENTIF, et de Dramane Aliou Koné, président de la Maison de la presse. Au cours de la rencontre, il a été traité les concepts de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme; les techniques et stratégies utilisées par les criminels et les dispositions juridiques nationales et internationales conçues pour lutter contre ces fléaux.Les conséquences néfastes du blanchiment de capitaux sur l’économie ont été expliquées. Selon Toure Aminata Dembélé, cadre de la BECEAO, le blanchiment de capitaux est le processus par lequel le produit du crime subit une série d’opérations visant à en dissimiler l’origine illicite et à lui donner une apparence licite.Quant au financement du terrorisme, il consiste à fournir des fonds dans l’intention de les voir utiliser dans des actes terroristes.

Au Mali, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme existent. Selon Amadou Kassogué, juge d’instruction au pôle économique de Bamako, ces fléaux sont favorisés par le faible taux de bancarisation de l’économie et l’extrême pauvreté des populations. Souleymane Traoré, contrôleur général de police, estime, lui, que la CENTIF est une arme efficace de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. A ses dires, la CENTIF a pour missions le traitement et la transmission d’informations en vue de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. « La CENTIF est la seule institution qui reçoit les déclarations de soupçons et peut demander d’investiguer n’importe quelle structure. Elle travaille avec des personnes susceptibles d’émettre des déclarations de soupçons: établissements financiers, hôtels, casinos, agences immobilières, particuliers, etc. »
A la fin des travaux, le président de la CENTIF, Marimpa Samoura, a sollicité la coopération de tous les citoyens et de la presse pour dénoncer des pratiques de blanchiment. Il a révélé qu’à cause du blanchiment d’argent, les cordons douaniers du Mali perdent 200 milliards par an et les impôts 100 milliards.

Abdoulaye Guindo


Africatime

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