Attaque à Nice: Pas encore de revendication mais Daesh avait décrit le mode opératoire en 2014

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TERRORISME Au moins 80 personnes ont été tuées lors d’une attaque au camion, jeudi sur, lors des festivités du 14 juillet…

François Hollande a évoqué un acte « dont le caractère terroriste ne peut être nié ». Vendredi matin, personne n’avait revendiqué l’attaque meurtrière au camion, qui a fait au moins 80 morts sur la Promenade des Anglais, à Nice, jeudi soir après les festivités du 14 juillet. Alors que le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête, le conducteur serait un Niçois franco-tunisien de 31 ans, selon une source « proche de l’enquête », indique l’AFP. Et fatalement, l’ombre de Daesh plane sur la tragédie.

Très rapidement, la nébuleuse djihadiste a célébré l’attaque sur Internet avec le même niveau d’activité que lors des attentats de Paris et de Bruxelles, indique le groupe de surveillance SITE. Selon sa directrice Rita Katz, Daesh « revendiquera probablement » l’action. Et si le mode opératoire semble nouveau, l’organisation djihadiste appelait à utiliser un camion dès 2014.

Un mode opératoire décrit précisément

Dès 2014, Daesh appelait à mener des attaques en utilisant un camion. Dans son magazine de propagande Inspire, l’organisation terroriste recommandait « d’utiliser un camion comme une tondeuse à gazon. Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail. » La source de l’AFP précise justement que le chauffeur du camion a tiré avec un pistolet avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Des précédents en France et à l’étranger

Les attaques avec un véhicule ne sont pas limitées à Daesh. A quelques jours d’écart, deux forcenés avaient déjà foncé sur la foule avec leur voiture à Nantes et à Dijon, à Noël 2014, criant « Allah Akbar », faisant au total un mort et 23 blessés. A Nantes, le meurtrier était ivre et avait fait part de sa « haine de la société », et à Dijon, le parquet avait écarté la piste terroriste au vu des antécédents psychiatriques du suspect.

A l’étranger, deux terroristes avaient foncé sur un soldat britannique à Londres, en mai 2013, l’achevant à coups de couteau. A Montréal, un militaire avait été tué en octobre 2014 par un homme converti au djihadisme. En 2014, Israël avait été frappé par trois attaques avec un véhicule, mais le bilan à Nice, avec au moins 80 morts, est de loin le plus meurtrier.

Philippe Berry – 15.07.2016 à 07:25


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