Ambassadeur Makan Moussa Camara, président de la Fondation Balazan à propos de l’accord pour la paix au Mali : “Gérer politiquement l’Accord, suppose la construction continue d’un consensus et l’élargissement progressif de la base de ce consensus”

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Sur l’initiative de la Fondation Balanzan, avec l’appui de la Francophonie,  des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord pour la  paix et  de la réconciliation au Mali  étaient le 30 juin dernier en conclave dans la salle Wa Kamissoko du Centre international des conférences de Bamako (Cicb). A travers ces assises, les participants étaient appelés à faire l’état des lieux de la mise en œuvre dudit accord et de faire des propositions.

Autre les différentes parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord, plus précisément la Plateforme, la Cma et la communauté internationale, cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs responsables politiques dont  Nancoma Kéïta de la majorité présidentielle, Tieblé Dramé de l’opposition et des représentants de la société civile malienne.

Avec pour thème : “Regards croisés sur les contraintes politiques, Institutionnelles et constitutionnelles liées à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali “, ces travaux avaient pour objectif de procéder à une lecture comparative des principales dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation et celles correspondantes à la Constitution de la République du Mali. Cela, en vue d’identifier les implications de la mise en œuvre de l’Accord sur les plans politique, institutionnel et constitutionnel. Ce n’est pas tout, la rencontre avait également pour objectif de prendre en compte quelques éléments des projets de réforme envisagés, ainsi que les expériences et les bonnes pratiques utilisées dans d’autres pays …

Dans son mot de bienvenue à l’assistance, le président de la Fondation Balanzan, l’ambassadeur Makan Mouussa Camara, a rappelé la nécessité de l’unité d’action de toutes les composantes de la nation autour de cet accord de paix. “Gérer politiquement l’Accord, suppose la construction continue d’un consensus et l’élargissement progressif de la base de ce consensus… Il importe de transcender les clivages, de gérer de manière véritablement inclusive la mise en œuvre de l’Accord aussi bien dans ses aspects exogènes… que ses aspects endogènes, notamment en répondant à la demande d’inclusivité exprimée par l’opposition. Et en assurant une meilleure intégration des mouvements… “ a souligné le président de la Fondation Balanzan.

Quant au représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie, Boubacar Issa Abdourahame, il a rappelé que la secrétaire générale de la Francophonie, Michael  Jean, et son  administrateur Adama Ouane,  accordent une grande importance à tout ce qui touche la paix et la sécurité  au Mali et dans les régions du Sahel. La Francophonie, à le croire,  ne peut que  se réjouir de cette initiative qui permet aux différents acteurs de se retrouver. Il a réitéré le soutien de leur organisation d’accompagner  les recommandations issues de ces travaux. Il faut rappeler que plusieurs recommandations ont sanctionné ces travaux. Il s’agit, entre autres, de créer un climat de confiance par l’organisation de sessions d’échanges entre les parties à l’Accord et tous les acteurs de sa mise en œuvre, surtout la société civile malienne ; de procéder à une relecture consensuelle de l’Accord comme prévu à l’Article 65, notamment les articles 6, 8 et 9 ; mettre rapidement en œuvre le processus de démobilisation-démilitarisation-réinsertion (Ddr)…

                          K.THERA


Maliweb

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