Nouveau gouvernement : Des ministres à la crédibilité douteuse

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Les promesses faites par certains nouveaux ministres ne suscitent pas l’espoir chez nos populations. Certains d’eux ne payent pas de mine eu égard à leur passé récent.

Mme Nina Wallet Intallou, la nouvelle ministre de l’Artisanat et du Tourisme, qui avait crié sur tous les toits et frappé à toutes les portes pour l’indépendance de l’Azawad, est en tête de liste des ministres moutons noirs du gouvernement Modibo Kéita.

Elle avait déjà dit sur les médias, pendant sa campagne européenne pour l’indépendance de l’Azawad que les “populations de l’Azawad” ne se reconnaissent dans le Mali. “Nous voulons notre indépendance ou une fédération avec un référendum dans cinq ou dix ans, pas l’autonomie. Ce serait revenir en arrière, et nous sommes fatigués”, avait-elle martelé en 2012.

Après une telle déclaration et le propos tenu lors de son débat avec l’honorable Chato Haïdara sur une chaîne de télévision française, la présidente des femmes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) se reconnait de nouveau Malienne. “J’ai envie d’aider mon pays. Le défi sera relevé”, a-t-elle promis après sa nomination en qualité de ministre de l’Artisanat et du Tourisme. Les girouettes tournent avec le vent.

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, qui a fait son entrée dans l’équipe de Modibo Kéita, était considéré comme un exemple pour la jeunesse malienne. Une estime à vau-l’eau depuis sa défection de l’opposition, dont il a été l’un des animateurs vedettes.

Le baiser de Judas

Les explications données par l’ancien président des jeunes du PDS d’ATT ne sont pas convaincantes. Et depuis la crédibilité du nouveau ministre de le Jeunesse et de la Construction citoyenne est mise en doute par beaucoup de ses admirateurs.

Aujourd’hui, il est considéré par les uns comme un opportuniste politique et un homme politique sans conviction par les autres, car son adhésion à la majorité présidentielle est perçue comme une alliance contre nature compte tenu du rôle qu’il a joué au sein de l’opposition.

Et pourtant le ministre Koïta dans ses premières apparitions a manifesté sa détermination à relever le défi. “Je veux servir le pays en mobilisant la jeunesse autour des idéaux de la République pour un Mali en paix et sécurisé”, a-t-il clamé.

Ces propos de l’ancien leader estudiantin méritent-ils d’être pris au sérieux par les Maliens ?

Pas pour le grand nombre, car sa nomination au poste du ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne par le Premier ministre Modibo Kéita est perçue comme le salaire de sa trahison.

Pour gagner la confiance des Maliens et des Maliennes, ces deux ministres ont besoin de faire des preuves et non de simples discours.

Y C.

aBamako

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