Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

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Tunisie : l’Etat d’urgence sera prolongé de deux mois à partir du 21 Juillet

La présidence tunisienne a pondu un communiqué informant du rallonge de l’Etat d’urgence dans le pays dans le collimateur des terroristes. Selon le document qui nous est parvenu, ceci entre dans le cadre la lutte contre la menace grandissante du terrorisme.
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Les autorités tunisiennes ne comptent pas lésiner sur les moyens pour lutter contre le terrorisme et ses effets dévastateurs. A en croire les propres termes du président tunisien Béji Caïd Essebsi ladite mesure entre en vigueur dès le 21 Juillet prochain.

Selon le document, cette mesure d’exception donnerait aux autorités « d’interdire les grèves et les réunions « de nature à provoquer ou entretenir le désordre », de fermer provisoirement « salles de spectacle et débits de boissons ».

L’état d’urgence avait été décrété une première fois le 24 novembre dernier en Tunisie suite à l’attentat terroriste à Tunis contre la garde présidentielle ayant fait 12 morts.

Mali : 17 soldats tués dans une attaque revendiquée par deux groupes

Dix-sept soldats maliens ont péri mardi 19 juillet dans l’attaque de leur base dans le centre du Mali. Le gouvernement a dénoncé une opération « terroriste coordonnée », revendiquée par deux groupes armés, un peul et un djihadiste.

L’attaque a été lancée mardi « à 5 h 30 [heure locale, 7 h 30 heure de Paris] par des individus armés dont l’identité reste à déterminer » contre le camp de Nampala, ville de la région de Ségou, à environ 510 kilomètres de Bamako, la capitale, selon un communiqué de l’armée malienne.

Quelques heures auparavant, l’attaque a été revendiquée auprès de l’AFP par l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), mouvement armé dont la création a été annoncée en juin et qui se défend d’être djihadiste ou indépendantiste.

Des sources de sécurité dans la région ont exprimé des doutes sur l’authenticité de cette revendication, l’une d’elles précisant que l’ANSIPRJ n’avait « pas la logistique d’envergure pour mener seule une opération de cette nature ».

Tard mardi soir, une autre revendication a été émise par le groupe djihadiste malien Ansar Dine dans un communiqué diffusé par SITE, le centre américain de surveillance de sites djihadistes. Dans ce texte, Ansar Dine – fondé par l’ex-rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly a affirmé avoir mené une « très grande attaque » contre la caserne de Nampala, tuant des « dizaines de soldats ». Les assaillants sont membres du « bataillon du Macina », Macina étant l’appellation traditionnelle d’une partie du centre du Mali.

Sénégal : Dossier imam Ndao et Cie, les confrontations démarrent le 26 juillet prochain

Les confrontations sur le dossier de l’mam Alioune Ndao et sa bande débuteront le 26 juillet prochain. L’Imam a été inculpé depuis Novembre avec ses présumés complices pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, acte de terrorisme, apologie du terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes en bandes organisées et complicité.

Au moment où les avocats d’Imam Alioune Badara Ndao et de ceux d’Imam Mamadou Sall cherchent à faire bénéficier leurs clients d’une liberté provisoire par la Chambre d’accusation, le juge d’instruction poursuit ses investigations.

A cet effet, informe le quotidien sénégalais « l’Enquête », il a convoqué les inculpés le 26 juillet prochain pour des confrontations.

A en croire nos confrères sénégalais, les deux imams ont toujours soutenu qu’ils n’ont aucun lien entre eux et surtout avec un réseau terroriste.

Non sans préciser que pour l’heure, la Cour d’appel de Dakar n’a pas encore enrôlé leur dossier. Suite au rejet de leur demande de liberté provisoire par le doyen des juges, les avocats d’Imam Ndao et Cie avaient attaqué l’ordonnance du juge Samba Sall dans l’espoir de faire libérer leurs clients.

Retrait de l’Afrique de la CPI : la Côte d’Ivoire ne s’associera pas à une action collective, selon Albert Mabri

Même si la question d’un éventuel retrait de l’Afrique de la Cour pénale Internationale semble être une évidence aux yeux des africains, le ministre des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire ne se laaisse pas emporter.

A l’en croire, son pays ne s’associera pas à une action collective. Engagé son retrait de ladite Cour doit être une action individuelle mené en solo par chaque Etat.

« il y a des questions subsidiaires à discuter. Au niveau ministériel, nous les avons abordées. Il appartiendra aux Chefs d’États d’arrêter une décision. Par exemple, la question de la CPI (Cour Pénale Internationale). La position de l’Afrique qui déplore depuis quelques temps que ce sont les dirigeants africains qui se retrouvent devant cette cour. Certains ont suggéré un retrait. Mais là aussi, d’autres ont indiqué que 34 Etats, sur les 54 pays membres de l’Union Africaine ont ratifié la convention. Et donc sur les 54, il ne reste que 20 qui ne l’ont pas ratifiée », a révélé le président de l’UDPCI.

Avant d’embrayer : « 34 pays ont ratifié dont la Côte d’Ivoire. Evidemment, il ne peut pas y avoir de retrait collectif. Les retraits doivent être individuels mais si c’était le cas, nous aviserons. Ce que nous pensons, c’est que l’Afrique doit se donner les moyens d’une meilleure gouvernance. Une gouvernance irréprochable. Et une fois que nous aurions fait cela et que nous nous serions donné des moyens de sanctionner, de ne pas cohabiter avec l’impunité, nous aurons peut-être, l’occasion de discuter d’attitude à avoir vis-à-vis de la CPI. Pour ce qui concerne la Côte d’Ivoire, elle ne s’associera pas à une action allant dans le sens d’un retrait collectif de la CPI.


Afrique360

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