Lutte contre le VIH/Sida : Les engagements fermes des premières dames

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Réunies dans la capitale rwandaise en même temps que leurs époux, elles se sont engagées à arrêter l’infection à VIH et réduire la vulnérabilité chez les jeunes femmes et les adolescentes Le 27è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA a été aussi l’occasion pour l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le VIH/Sida, (OPDAS), de tenir sa 17ème assemblée générale sur le thème : «Faire progresser les partenariats durables pour mettre fin au Sida pédiatrique et améliorer la santé sexuelle et reproductive chez les adolescents ».
L’épouse du président de la République, Mme Kéïta Aminata Maïga, et présidente de l’ONG Agir, a pris part aux travaux.
Au cours de leur session, les Premières dames ont discuté essentiellement des questions se rapportant au VIH pédiatrique et chez les adolescents. Il s’agissait pour elle, à travers cette rencontre, d’examiner les voies et moyens pour informer et sensibiliser davantage les populations pour le dépistage des adolescents, d’étudier les goulots d’étranglement qu’elles rencontrent en tant que Premières dames, de proposer des actions à mener pour contribuer à l’amélioration du dépistage et de la prise en charge, et enfin, de voir quelles sont les nouvelles mesures pour l’atteinte des Objectifs de développement durable en matière de lutte contre le VIH/Sida d’ici à 2030.
Les épouses des chefs d’Etat et de gouvernement ont également échangé sur la manière de mettre fin aux infections du VIH chez les adolescents, la sexualité et l’éducation de la santé reproductive, l’accès aux services adaptés aux jeunes, la lutte contre le mariage précoce et les progrès réalisés au cours des dernières années pour améliorer la santé chez les adolescents et les jeunes.
Bien qu’il y ait un net progrès dans la lutte contre le VIH/Sida, elles ont constaté qu’il reste encore des poches de résistances. A cet effet, elles ont planché sur la synergie à mettre en œuvre pour arrêter l’expansion du VIH/Sida chez les enfants et les adolescents, une frange de la population qui constitue l’avenir de notre continent.
Représentant plus de la moitié des 4,5 millions d’adolescents et de jeunes, les jeunes filles au Mali sont nombreuses à ne pas accéder à l’éducation et sont sujettes au mariage, aux grossesses précoces et subissent des inégalités dans tous les domaines.
L’ONG Agir soutient les actions en faveur de l’autonomisation des filles à travers son plan triennal sur l’autonomisation des adolescentes et des filles à travers des programmes d’éducation sexuelle dans les établissements scolaires partenaires, la mise en place des espaces jeunes dans les localités rurales pour apporter aux adolescents et aux jeunes les aptitudes, compétences et connaissances en matière de santé sexuelle et de la reproduction, a indiqué Mme Kéïta Aminata Maïga.
« En tant que leaders, nous devons constituer des alliées pour les parlementaires et la société civile. De même, le plaidoyer et la mobilisation sociale, le sponsoring et le parrainage sont des moyens à notre disposition », a indiqué la présidente de l’ONG Agir, pour qui l’OPDAS est un cadre approprié pour ouvrir une campagne africaine de communication pour le changement social et de comportement.
« Une telle campagne portée par les Premières dames aura certainement un effet considérable sur les orientations politiques et les normes sociales, les rendant plus favorables au développement des adolescents, des adolescentes et des jeunes hommes et filles », a estimé Mme Kéïta Aminata Maïga qui a préconisé d’utiliser les aspects positifs de nos traditions et religions pour atteindre les objectifs de l’éducation. Le Mali qui s’apprête a accueillir le sommet Afrique-France mettra tout en œuvre pour sensibiliser et éduquer les jeunes, a assuré la Première dame.
Pour Mme Kéïta Aminata Maïga, les Premières dames peuvent contribuer à la promotion des cadres de concertation et des débats afin d’assurer la prise en compte des besoins et des aspirations des adolescents et des jeunes dans les politiques et stratégies.
Les Premières dames du Rwanda, Mme Jeannette Kagame, également présidente de l’OPDAS, du Kenya Mme Margaret Gakuo Kenyatta, et du Ghana, Mme Nana Lordina Dramani Mahama ont, tour à tour, salué les progrès réalisés par leur organisation et souhaité davantage d’engagement dans la lutte conte le VIH/Sida.
Au terme de leurs travaux, les Premières dames ont émis plusieurs recommandations et adopté une Déclaration lue par l’épouse du président du Tchad, Mme Hinda Déby Itno. Dans le document, les Premières dames se sont engagées à arrêter l’infection à VIH et réduire la vulnérabilité chez les jeunes femmes et les adolescentes, à continuer à plaider en faveur d’un investissement accru dans le système de santé, à accélérer le plaidoyer pour une meilleure éducation à la santé, et à soutenir les jeunes et la société civile dans les initiatives de politiques et de programmes qui favorisent le bien-être des jeunes femmes leaders et agents de changement social.
De même, elles ont exhorté les gouvernements et la commission de l’Union africaine à engager des campagnes pour mettre fin à un mariage des enfants dans tous leurs pays.
Auparavant, la Première dame du Mali avait suivi avec ses sœurs, un film intitulé « He name me Malala » qui met en exergue les avantages que l’éducation des filles peut avoir pour nos pays.
Envoyés spéciaux
COULIBALY
SAMAKE

aBamako

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