Énergie et Eau : le redémarrage du chantier du barrage de Taoussa en point de mire

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Le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau continue sa première visite du terrain. Débutée la semaine dernière à la direction nationale de l’Hydraulique et puis à la société Énergie du Mali (EDM sa), la prise de contacts de Malick Alhousséini dans les services rattachés à son département s’est poursuivie, le lundi 8 juillet, dans la zone de Sotuba. Là, la visite ministérielle a concerné les installations de deux importantes structures énergétiques : l’Autorité de l’aménagement de Taoussa (AAT) et la Cellule nationale de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Visite de bureaux, échanges avec les responsables et rencontres avec les personnels des deux structures ont meublé cette visite Ayant tous félicité le nouveau titulaire du département de l’Énergie et de l’Eau pour sa nomination, les différents intervenants ont rappelé les nombreuses difficultés auxquelles leurs services respectifs font face. L’on retient, entre autres, le manque de personnel qualifié, les conditions de travail peu favorables, l’insuffisance des moyens financiers et logistiques.

En terrain connu, le ministre Malick Alhousséini a donné des réponses d’apaisement aux interrogations posées en promettant, dans la mesure du possible, d’apporter des solutions idoines. Il a néanmoins estimé que les deux structures ne souffrent pas d’un manque criard de compétences malgré qu’elles aient enregistré quelques départs de cadres. Le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau a ensuite axé son intervention sur le redémarrage du chantier de construction du barrage de Taoussa. Un ouvrage qu’il a qualifié de principal projet structurant dans la région de Gao et d’une manière générale pour les régions du nord du Mali. Pour la première phase de ce projet d’envergure, l’Etat malien a mobilisé 160 milliards FCFA. Cette phase concerne notamment la réalisation d’un barrage de retenue d’eau, le bitumage des routes d’accès au site du barrage, la construction d’une centrale hydro électrique de 25 mégawatts, le développement de la navigation ainsi que l’aménagement des terres pour les populations déplacées .

A la faveur de cette prise de contacts, le ministre Malick Alhousséni a annoncé l’organisation très prochaine d’un séminaire regroupant tous les acteurs à Gao afin de faire redémarrer le projet qui a énormément accusé de retard à cause de l’insécurité. « L’orientation que nous avons reçue du président de la République est de lancer ce projet qui contribuera à la reconstruction des régions du nord du Mali et permettra d’améliorer les conditions de vie des populations. Sans oublier que l’initiative sera d’un grand apport à la cohésion nationale et à la sécurisation des populations du nord », a expliqué Malick Alhousséini.

Après Sotuba, le ministre et sa délégation se sont rendus sur le site de l’ex-CRES sur la colline de Badalabougou. Ici, se trouvent plusieurs services structures relevant du département : Direction nationale de l’Energie, Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER), Agence des énergies renouvelables (AER), Agence malienne de la radioprotection (AMARAP) et Agence nationale de développement des bios carburants (ANADEB). Le même rituel d’échanges avec les responsables, de passage dans les bureaux et de rencontres avec les travailleurs a marqué la prise de contacts.

Dans toutes les structures visitées, un accueil chaleureux a été réservé à la délégation ministérielle. Il ressort essentiellement des propos des intervenants l’amélioration des conditions de travail qui sont souvent extrêmement difficiles. Dans ses réponses, le ministre Malick Alhousséini s’est voulu pragmatique en reconnaissant que le secteur de l’Energie a fait des progrès importants dans notre pays ces deniers temps. En témoignent, selon lui, l’élaboration et la réalisation de nombreuses études, politiques et stratégies. « Le constat aujourd’hui est que le Mali dispose d’un potentiel énergétique très important : énergies renouvelables, hydrauliques et des bio-carburants. Il s’agit maintenant, a indiqué le ministre, de passer réellement à l’étape de concrétisation pour obtenir des résultats probants. Car, « sans énergie, il n’y a pas de développement », a-t-il souligné.

Le ministre Malick Alhousséni s’est aussi réjoui de constater l’existence d’un programme d’actions sectorielles. Concrètement, a-t-il recommandé, il urge de mettre en application une stratégie de réponses rapides avec l’ensemble des compétences du secteur. Tous doivent s’y mettre afin que, les deux ou trois années à venir, le ministère de l’Energie et de l’Eau puisse disposer d’un programme d’investissements prioritaires. Le titulaire de ce ministère a vivement souhaité un tel programme pour « nous permettre d’exploiter le potentiel qui sera mis à la disposition des populations maliennes qui en ont fortement besoin ».

M. SIDIBÉ

aBamako

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