Promotion des Télécommunications: bientôt la délivrance d’une 4e licence

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En vue de réduire la facture numérique au Mali et de contribuer à l’amélioration de la qualité des services jusque-là proposés par les 2 opérateurs (SOTELMA-sa et Orange Mali), notre pays va bientôt attribuer une 4e licence de la télécommunication. L’annonce a été faite par le ministre de l’Economie et des finances, Dr Boubou CISSE, à la faveur de l’émission « L’invité de la semaine » sur la Chaine nationale (ORTM). Le ministre de l’Economie et des finances estime que si tout se passe comme prévu d’ici la fin de cette année, la 4è licence sera attribuée à un opérateur, sans donner plus de détails.

Pour le ministre de l’Economie, la libéralisation du secteur de la téléphonie mobile est une initiative du gouvernement malien qui participera au développement de notre pays, à travers sa contribution à la relance de la croissance économique et à la lutte contre le chômage.
Avec plusieurs opérateurs dans ce secteur, la concurrence entre eux aidant, les clients pourront davantage bénéficier de service de qualité et à moindre coût, mais aussi de réaliser de progrès dans ce domaine, a-t-il soutenu.
Selon lui, à leur ère de l’évolution de la technologie, la télécommunication joue un rôle important dans le développement du pays et est un tremplin pour l’absorption du taux chômage.
« Nous voulons qu’il ait d’autres opérateurs. Nous ne voulons pas que ça soit toujours le duo Sotelma Sa et Orange Mali », a signalé le ministre de l’Economie et des finances.
Ainsi, dans le cadre du développement de la télécommunication et de son utilisation par le grand nombre de la population malienne, il sera procédé d’ici la fin de cette année à l’attribution de la 4e licence de télécommunication, a confirmé le ministre de l’Economie et de finances sur la Chaine nationale.
Au Mali, les 2 licences fonctionnelles, sur les 3 licences délivrées par les autorités nationales, ont encore de nombreux efforts à fournir en vue de faciliter l’accès des populations aux outils de télécommunication et de la technologie via le mobile.
Il ressort à cet effet de plusieurs études que la couverture du réseau sur l’ensemble du territoire national et la qualité des services sont, entre autres, principaux défis auxquels les clients et les opérateurs sont confrontés.
L’étendue de notre territoire avec plus d’un 1 million de km² est mise en avant pour expliquer la timidité de la couverture du réseau sur l’ensemble du pays.
Dans la même lancée, le ministre CISSE a annoncé que très prochainement la mise sur le marché de la 4G sera effective alors que la délivrance pour la 3G serait ralentie à cause de problèmes judiciaires.
Quant aux tarifs de services, le régulateur malien de télécom, AMRPT, a mené en 2015 une enquête comparative des tarifs de communication des pays de la sous-région et a concerné la Guinée Conakry, le Benin, la Côte d’ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Togo, le Niger, le Sénégal.
Ainsi, s’agissait-elle, de faire de mesure l’évolution de la téléphonie dans notre pays comparativement à ces pays de la sous-région, à travers la différence des prix pratiqués sur les services.
Selon les résultats de cette enquête, malgré les défis que notre pays connaît en termes des services de la télécommunication, le Mali n’est pas en traine contrairement à certaines informations.
Sur 6 destinations d’appels considérés, l’étude a fait le classement suivant : le Bénin 1er, le Burkina Faso 2e, la Guinée Conakry 3e, la Côte d’Ivoire 4e, le Togo 5e, le Mali 6e, le Niger 7e et le Sénégal 8e.
S’agissant des tarifs moyens des SMS, il est indiqué dans le rapport que c’est la Guinée-Conakry qui applique le plus bas tarif tandis que le prix plus élevé est proposé par la Côte d’Ivoire.
Le classement général entre les deux extrémités se présente comme suit: le Niger, le Bénin, le Mali, le Sénégal et le Togo.
Mais, l’AMRTP en faisant l’ensemble des points sur les services des opérateurs de télécommunication, il apparaît que le Burkina Faso avec un total de 23 points occupe la 1ère place, suivi du Bénin, du Mali, de la Côte d’ivoire, du Sénégal, de la Guinée-Conakry, du Niger et du Togo.
S’agissant de la 3e licence accordée à la société Alpha télécom, elle peine à se mettre en marche à cause de plusieurs rebondissements judiciaires qui ont émaillé son attribution.

Par Sikou BAH


Africatime

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