Népotisme au Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Une Chargée de Mission au cœur de la controverse

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C’est sans appel : au Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, le nombre de missions Au premier semestre 2016, les missions qu’elle a réalisées à l’étranger et qui ont été supportées par le dénier public provoquent, aujourd’hui, un «malaise grandissant» au sein du département de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, et même au sein du parti présidentiel, le RPM. Depuis, des voix brises le silence pour accabler le ministre Mahamane Baby.

À en croire des travailleurs dudit département, pendant que les maliens engagés dans le processus de sortie de crise s’époumonent à faire reconnaître le véritable résultat des efforts au Mali, sous le régime IBK, « l’imposteur » Mahamane Baby, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de la manière forte pose les jalons de la proximité au sein de son département, en favorisant une midinette qui effectue à l’étranger, toutes les missions du départements. Ou presque.

Toutefois, la reconduction de Mahamane Baby dans le gouvernement qui est intervenue loin des cris de colère des maliens et des critiques unanimes du RPM donne, aujourd’hui, au monde entier le visage réel d’un homme fan des accointances que le régime de « la famille d’abord » a instauré au Mali.

Apparemment en mal de crédibilité, au sein du RPM, Baby risque d’être isoler, politiquement, lors du congrès du parti, à cause dit-on, de son esprit de clanisme et de favoritisme. Cloué sous les dénonciations du RPM dans sa majorité, affaibli par les pressions de toute part, le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle est devenu la proie facile du ministre Mahamane Baby qui ne lésine plus sur les moyens de favoriser sa chargée de mission, Lalla Khadeija El Oumrany, d’être présente à toutes les missions et visites du département à l’étranger. Et la situation évolue de sorte qu’on a l’impression qu’il n’y a plus d’autres compétences au sein de ce département.

Comme des patriotes maliens l’avaient déjà révélé, Baby ne manque jamais d’occasion pour assouvir ses désirs qui sont désormais des ordres au sein du régime de la FBI (Famille Bourama et Intime). Il tient particulièrement, à profiter de la confusion et du chaos au Mali pour appliquer au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ce qui serait banni sous d’autres cieux. Faute de ne pouvoir pas vivre la belle époque ailleurs voire accéder au jardin d’Éden, l’homme a réussi au moins dans le gouvernement, sur la terre sainte de l’emploi et de la formation professionnelle, à ce que sa « protégée », celle qui lui est chère, et même très chère, soit partout sous la bannière d’un poste dit de «chargée de mission ». Une sorte de cohabitation à la « Baby ».

Avec des sources du département, on apprend que l’homme à « l’apparence sérieuse » exige, à ce que sa chargée de mission à lui, l’accompagne ou participe, dans tous les sens, aux missions du département. Tellement que notre ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle est convaincu du travail que sa chargée de mission abat après des journées harassantes de visites ou de missions.

À nomination clanique, missions fantaisistes

Contrairement à certaines apparences, le ministre Baby a déjà fait le choix d’aller complètement à l’encontre de ce qu’exige légitimement le choix du cabinet pour ses missions. Et pour que la boucle soit bouclée, il faut la présence de Lalla Khadeija El Oumrany, coûte que coûte et quoi qu’il en coûte, à toutes les missions du ministre Baby. Alors que le cabinet réclame unanimement à la fois la fin de l’imposition et de l’imposture dans le choix d’un chargé de mission, pour les visites officielles du ministre. Depuis, cette situation crée la polémique au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Déjà, le cabinet du département de l’Emploi et de la Formation professionnelle trouve que le nombre de missions effectuées par Lalla Khadeija El Oumrany, au terme du premier semestre de 2016 est trop élève.

Au nombre de ces multiples visites à l’étranger de Lalla, il y a six misions qui suscitent la polémique au ministère de Mahamane Baby. En moyenne, la dame a fait une randonnée en janvier ; une en mars ; 2 en en mai et 2 en juin dernier. Et des sources révèlent que ces pérégrinations de Lalla khadeija El Oumrany ont coûté plus de 20 millions aux contribuables maliens.

En détail, les 6 missions ont été effectuées comme suite : du dimanche 17 janvier 2016 (date de départ) au mercredi 21 janvier 2016 (date de retour), Mme Lalla Khadeija El Oumrany était en Algérie, pour accompagner le ministre Baby à une visite de travail. Aussi, du mardi 1er mars au lundi 7 mars 2016, la chargée de mission du ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a représenté à Paris son ministre. C’était, à la faveur du salon de l’entrepreneuriat malien en France.

Ensuite, du mardi 3 mai au 8 mai 2016 au Gabon, Lalla a participé au 5ème Sommet panafricain des jeunes leaders des Nations Unies. Mieux, du dimanche 22 mai au vendredi 27 mai 2016, elle a participé à Casablanca (Maroc) au Worshop sur « la Coopération Triangulaire du Partenariat Sud-Sud » organisé par l’OFPPT de la Banque Islamique de développement (BID). De la même manière, du samedi 11 juin au vendredi 17 juin 2016, Mme Lalla s’est rendue à Washington aux États-Unis d’Amérique pour participer au « Global forum for youth in developement ».

Enfin, du mardi 28 juin 2016 au 3 juillet 2016, elle était à Tunis (Tunisie) pour la Mission de prospection des possibilités d’accompagnement des IFP/CFP appuyés par le PROCEJ.

En attendant, les observateurs avertis savent que le ministre Baby est déjà debout et qu’il n’a pas encore dit son dernier mot. Ils savent aussi que tous ceux de son cabinet qui vont à l’encontre de sa volonté s’écrouleront.

Wait and see …

Arouna Traoré

Source: Nouveau Réveil


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