Semences de riz : un projet pour améliorer les variétés

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Il produira 1200 tonnes de semences de base de riz, 3000 tonnes de semences certifiées de riz et touchera 30000 producteurs. Le représentant du directeur national de l’agriculture, Adama Yaya Diarra, a présidé hier dans la salle de conférence de la direction des finances et du matériel (DFM) du département de tutelle, la cérémonie de lancement du projet de mise à l’échelle des semences de riz au Mali.
Financé par l’USAID pour un montant de 3 millions de dollars US, soit 1,8 milliard de Fcfa pour une durée de deux ans (2016-2017), ce projet est mis en œuvre par les plateformes nationales du Réseau des organisations paysannes et producteurs de l’Afrique de l’ouest (ROPPA) et l’Association africaine du commerce des semences (AFSTA) qui sont représentés au Mali par la CNOP et l’Association semencière du Mali (ASSEMA).
Le projet renforcera les capacités de 140 entrepreneurs privés et techniciens, produira 1200 tonnes de semences de base de riz, 3000 tonnes de semences certifiées de riz et touchera 30.000 producteurs qui utiliseront des variétés améliorées et climato-intelligentes du riz mises au point par la recherche agricole. Il mettra un accent particulier sur la participation massive des jeunes et des femmes en vue d’accroître la visibilité de ces couches vulnérables dans la chaîne de valeur du riz dans ses zones d’intervention.
Pourquoi un tel engouement pour le riz ? Selon la spécialiste des semences, Dr Sissoko Sokona Dagnoko, cet intérêt tient au fait que cette spéculation est devenue de nos jours une denrée de plus en plus importante dans le régime alimentaire des Ouest-africains. Ce qui justifie que l’utilisation des semences de qualité de variétés performantes, combinée avec celle des engrais et des bonnes pratiques culturales, s’avèrent cruciales dans l’augmentation de la production et de la productivité. « Ces facteurs sont des gages de développement socio-économique durable et de réduction des importations de riz», a souligné la spécialiste.
Le programme semencier d’Afrique de l’ouest, de son sigle anglais West Africa Seed Program (PSAO/WASP), bénéficie du soutien financier de plusieurs partenaires au nombre desquels l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAAPP), le Département du développement international du Royaume-Uni (DFID/UK), l’Agence australienne pour le développement international (AusAID) et la Banque africaine de développement (BAD).
Placé sous l’initiative du programme « Feed the future » du gouvernement américain, il couvre 7 pays de l’Afrique de l’Ouest à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Sénégal pour l’ensemble de ses activités et les 17 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour la mise en œuvre de la politique semencière de l’organisation régionale.
Le but du PSAO/WASP est d’améliorer durablement la productivité agricole en Afrique de l’ouest, l’utilisation de semences de bonne qualité de variétés améliorées. Il a pour objet spécifique d’accroître la production et la distribution de semences certifiées de qualité de variétés améliorées et à pollinisation libre et hybride.
Initialement, le PSAO/WASP s’est focalisé sur les cultures prioritaires du programme « Feed the future », à savoir le riz, le mil, le sorgho, le maïs et cultures associées comme le niébé et l’arachide. Compte tenu de la demande croissante du riz et du potentiel inexploité de l’accroissement de la production de cette spéculation, la CEDEAO a lancé « l’Offensive riz » en décembre 2014 pour satisfaire les besoins de sécurité alimentaire dans toute la région.
Le projet PSAO/WASP est mis en œuvre dans 4 pays de l’Afrique de l’ouest à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Nigeria et le Sénégal.
L’ASSEMA qui a organisé cet atelier de lancement s’est félicité du choix porté sur elle et la CNOP pour des activités qui dureront 16 mois avec un budget de 200.000 dollars, soit 120 millions de Fcfa. Le représentant de l’ASSEMA, Soumaïla Maïga, a donné l’assurance que sa structure ne ménagera pas ses efforts pour la pleine réussite du projet eu égard à l’importance économique de la culture du riz au Mali.
Le représentant du directeur national de l’agriculture, Adama Yaya Diarra, a souhaité que le projet aboutira à la sélection de variétés de riz fortement recherchées sur le marché national et régional.
Le lancement du projet s’est déroulé en présence du représentant du Comité national de recherche agricole (CNRA) et de la Coordination nationale des organisations paysannes (CNOP).
M. COULIBALY
Source: Essor

aBamako

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