Concertations nationales : l’opposition dicte…IBK décide !

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Pour une gestion efficace de la crise, l’opposition estime qu’il faut préalablement convoquer les concertations nationales où toutes les forces vives de la nation viendront s’exprimer. Seulement. Voilà. Sur cette question l’opposition n’est pas sur la même longueur d’onde que le gouvernement qui semble dire que le moment de la tenue d’une telle rencontre doit être mieux choisi.
S’il y a une chanson qui n’a pas varié au sein de l’opposition, c’est bien entendu l’invitation (l’exigence ?) qu’elle a toujours fait au président IBK et à son gouvernement, de convoquer la Conférence d’entente nationale ou concertations nationales, afin de débattre de la manière par laquelle résoudre la crise sécuritaire. La question tient à un haut point l’opposition qui n’est pas prête de renoncer à sa demande, une demande faite bien avant la signature de l’accord dont le processus a été conduit par l’Algérie chef de file de la médiation.
Après la signature de l’accord, l’opposition n’a jamais renoncé à sa requête ; Au contraire, elle a vite décelé dans le texte «les germes d’une partition du pays». Que ce soit donc l’URD, le PARENA, les FARE ou le PDES, la tenue de cette conférence d’entente nationale est devenue un véritable leitmotiv. Mais, face à cet appel de l’opposition, le chef de l’Etat (qui n’est pas opposé à de telles concertations) a sa démarche qui consiste (pour des raisons que lui seul connaît) à ne pas anticiper ladite rencontre.
C’est du reste la conclusion qu’on peut tirer de la position jusque là adoptée par le gouvernement, sous la responsabilité du président de la République, chef de l’Etat. Une question taraude toutefois les esprits : pourquoi l’opposition s’accroche t-elle tant à la tenue de ces concertations si le gouvernement n’en juge pas encore le moment opportun? Si comme on veut le faire croire, le but de ces concertations c’est de donner la possibilité aux forces vives de la nation de s’exprimer sur la gestion de la crise, et sachant que c’est seule la voix de l’opposition qui est entendue, demandant urbi et orbi la tenue de telles concertations, il y a lieu de s’interroger.
Car si tant est que la véritable finalité était de pouvoir donner son avis, son opinion sur la gestion, de la crise, la gouvernance IBK, l’achat de l’avion présidentiel, ou tout autre sujet ; sur toutes ces questions et sur la crise l’opposition a abondamment donné ce qu’est sa vision, en toute liberté et sans menace aucune. Ses avis, opinions et suggestions ont bien arrivés aux oreilles des plus hautes autorités.
Qui ont, maintenant, le choix d’en tenir compte ou non. Chez nous on a tendance à oublier une chose extrêmement importante : dans un pays, surtout quand celui-ci a fait le choix de la démocratie, l’opposition a, certes, le droit d’exister, de critiquer. Mais a-t-elle pour mission d’imposer des options (choix) à la majorité présidentielle?
Dans notre pays, c’est pratiquement vers un scénario de ce genre que l’opposition veut nous amener ; une opposition qui ne se contente plus de son droit de critique, mais qui veut aller loin, et imposer ses solutions, même si elles ne sont pas partagées par ceux à qui le peuple a donné mandat. Personne n’ignore la gravité de la crise sécuritaire dans laquelle notre pays a été précipité en 2012, une crise dont nous ne connaissons d’ailleurs que la face visible de l’iceberg.
Pour dire tout simplement que l’opposition, comme ceux qui sont aujourd’hui aux affaires, ont tous pour souci de sauver le Mali. Maintenant chacun peut avoir sa propre démarche. IBK, mieux que quiconque sait ce qu’il faut pour sauver notre cher Mali. Les concertations nationales dont l’opposition exige la tenue, sont clairement énoncées dans l’accord de paix ; un accord que beaucoup ont salué quand il est intervenu dans des termes qui respectent toutes les lignes rouges pour lesquelles la société malienne s’était mise à marcher, à Bamako et dans les autres villes du pays. Mais l’on tente d’oublier que le chef de l’Etat est un artisan de cet accord, dont il a suivi avec la plus grande attention l’élaboration, virgule après virgule. Alors, sachons raison garder et laissons de coté les querelles politiciennes pour sauver (d’abord) la mère patrie….

Moussa Koné

aBamako

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