Ministère de la Réconciliation : faut-il croire en Mohamed El Moctar ?

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"Qui a trahi, trahira". Cette sentence va comme une camisole taillée sur mesure à notre nouveau ministre de la Réconciliation.
Mohamed El Moctar, puisque c’est de lui qu’il s’agit avait par le passé servi comme ministre de la Culture. A ce poste, la culture malienne allait connaitre son déclin compte tenu du caractère négligent de l’homme. Un des cadres de ce ministère nous avait confié en son temps : "Ce qui importe El Moctar, c’est lui et son entourage. Tout ce qu’il peut faire, c’est chercher à placer ses parents proches et assister aux concerts des artistes pour l’épanouissement desquels il n’a aucunement contribué. Et pourtant l’ancien président comptait beaucoup sur lui pour rehausser l’image de la culture malienne".
D’échec en échec, tous les festivals sont tombés dans un coma profond à cause de l’incompétence de notre ministre. L’organisation du festival de Manantali dans la région de Kayes qui a d’ailleurs été un fiasco après le départ de son prédécesseur. Les raisons de cet échec étaient prévisibles, car dès sa venue à la place de Cheick Oumar Sissoko il a tenté de mettre en cause tous les acquis de ce département qui avait pris son envol sous M Sissoko, ajoute notre source.
Malgré la grande affection du président pour lui, aux premières heures de la mutinerie qui a fait partir ATT, l’homme a vite pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans un pays voisin. Tandis que les vrais amis se battaient contre les putschistes et pour la restauration de l’Etat de droit, El Moctar se pavanait dans les rues d’Ouaga et de Dakar en sirotant tranquillement dans sa villa feutrée.
Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, s’il n’a l’âme et la lyre et les yeux de Néron. Que pense ATT aujourd’hui de son ancien ministre ? Pas besoin d’être ATT pour le savoir, certainement un opportuniste prêt à changer de veste et à bondir sur la première occasion qui s’offre à lui sans vergogne.
Ce n’est donc pas gratuit toutes ses sorties régulières auprès des groupes armés et du Comité de suivi. Inconsolable, il est obligé de se réfugier sous la fibre communautaire. C’est à juste titre ce qui fait de lui le représentant des Arabes auprès des groupes armés. Aujourd’hui, la question que taraude l’esprit de bon nombre de Maliens est jusqu’où le ministre El Moctar est prêt à aller avec IBK ? Faut-il le croire dans sa mission de réconcilier les Maliens ?
A suivre...

Abdourahmane DOUCOURE

aBamako

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