Naissance du Conseil Supérieur de la Diaspora : Abdourhamane Sylla : «le Hcme est l’interlocuteur unique de l’Etat malien »

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Le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), en collaboration avec le ministère des maliens de l’extérieur, a organisé une conférence de presse au sein du département, le 8 août 2016. La dite conférence était co-animée par le président du Hcme, Habib Sylla et son ministre de tutelle, Dr Abdourhamane Sylla. Le but était de faire la restitution du premier forum des femmes de la diaspora malienne tenu les 28, 29 et 30 juillet dernier.

A l’issue de la conférence, les hommes de medias n’ont pas manqué d’interroger les conférenciers sur la création du Conseil Supérieur de la Diaspora qui a tout l’air de concurrencer le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur. Selon le premier responsable du département des maliens de l’extérieur, le Hcme reste l’interlocuteur unique de l’Etat malien, même si des associations peuvent se créer partout. « C’est le Hcme qui est l’interlocuteur privilégié de l’Etat malien. Parler au nom des maliens de l’extérieur donc sans être président du Hcme ou être mandaté par lui est de l’imposture », a déclaré le ministre.

«Nous remercions les femmes de la diaspora malienne qui ont fait honneur au Hcme au cours du forum ; la première dame du Mali pour avoir participé à nos travaux, le gouvernement malien à travers le département des maliens de l’extérieur pour avoir financé l’évènement à 100%, le chef de l’Etat pour avoir reçu nos déléguées, la Cafo, et tous ceux de près ou de loin se sont impliqués pour la réussite de l’activité. Le Mali est aussi pour nous maliens de l’extérieur, on est obligé de contribuer à son développement», déclare le président du Hcme, Habib Sylla. Le ministre Abdourhamane Sylla a salué la tenue du forum qui n’est pas, selon lui, un forum de plus.

Il y a-t-il bicéphalisme au sein du Hcme ? Ce fut l’une des interrogations faites par les hommes de médias aux conférenciers suite à la création du conseil supérieur de la diaspora par certains maliens de l’extérieur, une naissance qui alimente les débats. «Le Hcme est l’émanation du peuple crée en 1991 lors de la conférence nationale pour permettre aux maliens de l’extérieur de se regrouper. Au cours des ans, il a été reconnu d’utilité publique. Il est représenté au haut conseil des collectivités, au conseil économique sociale et culturel, tient régulièrement sa session et se repose sur des conseils de base.

C’est dire qu’il est légitime. En d’autres termes, c’est le Hcme qui est l’interlocuteur privilégié de l’Etat malien. Parler au nom des maliens de l’extérieur donc sans être président du Hcme ou être mandaté par lui est de l’imposture. A partir de là, il n’y a aucune raison de dire qu’il y a division en son sein », précise le ministre Abdourhamane Sylla. Et Habib Sylla d’ajouter, « Il n’y a pas de bureau parallèle des maliens de l’extérieur. Les associations peuvent se créer partout. La création du conseil supérieur de la diaspora pour nous ne veut pas dire que c’est pour combattre le Hcme. On ne pas se lever tout d’un coup pour dire qu’on représente les maliens de l’extérieur».

D’autres sujets se sont invités aux débats comme la situation du conseil de base de la France, des maliens réfugiés en Algérie, ceux emprisonnés en Mauritanie, la non reconnaissance de la carte consulaire du Mali en Côte d’Ivoire. « Il n’y a pas de division au conseil de base de la France. Il y a eu les élections en France en 2014, un candidat a été élu, malheureusement depuis un certains temps, il brille par son absence, il est injoignable par téléphone et il ne répond pas aux messages. Face à cette attitude, une assemblée générale a eu lieu qui a été sanctionnée par la mise en place d’un nouveau bureau que j’ai validé », explique Habib Sylla. Concernant les 800 maliens réfugiés à l’Ambassade d’Algérie suite aux affrontements après la finale de l’Euro 2016 entre la France et le Portugal à Tamaraset, le ministre Sylla a précisé que sur les 500 qui avaient manifesté leur intention de rentrer au pays, 443 sont en cours de route pour le pays.

« En plus de frais de transport de chacun d’eux, on a pris des dispositions sécuritaires depuis l’Algérie, en passant par le Niger, le Burkina Faso jusqu’à Bamako pour qu’ils arrivent saint et sauf», a expliqué le ministre. Pour les emprisonnés de la Mauritanie, poursuit le ministre, j’ai été dépêché par le chef de l’Etat auprès de son homologue de la Mauritanie pour voir leur situation. « Mais pour que l’Etat fasse quelque chose, il faut que les parents de la victime acceptent d’être dédommagés. » Par rapport à la non-reconnaissance de la carte consulaire en Côte d’ Ivoire, Dr Sylla dira que cela n’est pas vrai. «Le problème c’est seulement au niveau des banques avec l’utilisation des cartes magnétiques », explique-t-il.

Hadama B. Fofana

aBamako

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