Formation d’un gouvernement selon l’accord d’Alger : IBK Sommé par Hollande de former un Gouvernement noir-blanc

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Le contenu de l’entretien que le Président Français a accordé au Président Ibrahim Boubacar KEITA la semaine dernière à l’Elysée a été connu de tous les maliens avant même qu’il ne retourne au Mali. Les réseaux sociaux aidant l’information a été largement relayée et les instructions de Hollande à IBK ont été révélées.

Le Président IBK, tout juste après les événements de Nampala et l’hommage rendu aux dix-sept soldats tombés sur le champ de bataille, s’est envolé pour Paris enfin de vérifier les rumeurs qui circulaient concernant un éventuel transfert du sommet Afrique-France au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. La raison évoquée est qu’il y a du retard dans le planning des préparatifs. Pour le Président français, IBK parle beaucoup, mais n’agit pas concrètement sur le terrain. Même les déguerpissements ne vont pas selon Hollande résoudre la délicate question de l’insalubrité dans la ville de Bamako.

Jusque là l’Etat malien n’a présenté aucune garantie de sécurité pour les délégations. Cette rencontre a été qualifiée par la presse nationale et sur la toile, comme une équation à 3 inconnues. Au menu des entretiens entre les deux présidents il y’avait la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Sur ce volet, Hollande semble ne pas être satisfait. Le Gouvernement que certaines presses nationales qualifient de Gouvernement nord-sud, ou de Gouvernement noir-blanc, n’a jusque là pas été formé. Celui qui vient d’être formé a été fait à la carte, sans une consultation des groupes armés et de la Plateforme. Il ne respecte donc pas la nomenclature issue de l’Accord d’Alger.

Par conséquent Hollande a exigé un gouvernement paritaire nord-sud ou noir-blanc dans les meilleurs délais. Nous pensons que cela est normal, car IBK a toujours dit haut et fort que le Mali est un Etat sérieux et qui respecte tous ses engagements internationaux. L’Accord d’Alger en est un. Et pourquoi alors, sa mise en œuvre prend-t-elle du temps ?

En son temps, nous avions dit que cet Accord pour la paix et la réconciliation sèmera la discorde entre les populations maliennes. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle, cet Accord n’a pas passé par la représentation nationale, car il allait faire l’objet de plusieurs amendements sur les aspects démocratiques à savoir la constitution, la gouvernance territoriale, la préservation du caractère unitaire de l’Etat. Toute chose qui allait permettre à l’Etat d’avoir un contrôle effectif de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Comment Hollande peut-il imposé à IBK de former un Gouvernement noir-blanc alors que Kidal ne fait pas encore parti du giron malien ?

Seul IBK à la réponse à cette question.

Nous constatons que Kidal est d’ailleurs entrain de s’éloigner du giron malien. Aucune autorité de l’Etat ne peut mettre pied à Kidal. C’est le drapeau du MNLA qui flotte toujours dans cette région.

A quelque chose, malheur est bon. Nous pensons que ce Gouvernement noir-blanc va permettre peut être de former un Gouvernement fédéral regroupant des ressortissants aussi bien des régions anciennement formées que les nouvelles régions. Avec cette prise en compte aucune région ne restera en marge , comme c’est le cas actuellement. Ainsi la répartition du nombre de ministres par région pourra se faire de la manière suivante :

Région de Kayes : 2 Ministres pour 2 056 716 habitants.

Région de Koulikoro : 2 Ministres pour 2 025 057 habitants.

Région de Sikasso : 2 Ministres pour 2 023 453 habitants.

Région de Ségou : 2 Ministres pour 2 091 080 habitants.

Région de Mopti : 2 Ministres pour 1 756 063 habitants.

Région de Tombouctou : 2 Ministres pour 650 304 habitants.

Région d’Araoune : 1 Ministres pour 9112 habitants.

Région de Gao : 2 Ministres pour 494 236 habitants.

Région de Ménaka : 1 Ministres pour 66 207 habitants.

Région de Kidal : 1 Ministres pour 60 667 habitants.

Région de Taoudéni : 1 Ministres pour 51 837 habitants.

Région de Nioro : 1 Ministres pour 112 813 habitants.

Région de Kita : 1 Ministres pour 216 533 habitants.

Région de Nara : 1 Ministres pour 204 617 habitants.

Région de Dioïla : 1 Ministres pour 260 411 habitants.

Région de San : 1 Ministres pour 315 262 habitants.

Région de Bougouni : 1 Ministres pour 305 420 habitants.

Région de Koutiala : 1 Ministres pour 375 823 habitants.

Région de Douenza : 1 Ministres pour 161 557 habitants.

Région de Bandiagara : 1 Ministres pour 180 830 habitants.

Région de Gourma-Rharous : 1 Ministres pour 130 985 habitants.

Le Président de la République aura ses quatre ministères de souveraineté (Défense, Affaires étrangère, Administration territoriale, Finance).

Le futur Gouvernement de la République du Mali aura donc 33 membres y compris le Premier ministre. Ce qui ne semble pas être de la mer à boire, pour aller à la Réconciliation Nationale sur une base d’égalité et de solidarité.

Chaque région se sentira concerner par le développement. Sinon le Gouvernement noir-blanc à l’image de l’Afrique du Sud la nation Arc en Ciel tout juste après la libération de Mandela offrira la portion congrue à la partie sud du Mali comme le voudrait l’esprit de l’Accord d’Alger. Actuellement les régions du sud vivent la même situation que celle de l’âne forain. En effet l’âne forain, part à la foire, très chargé de marchandises, lorsque le marchand fait un bon marché, c’est-à-dire qu’il arrive à vendre toutes ses marchandises, au moment où l’âne pense être soulagé, il paye d’autres marchandises pour le charger au retour. Dans le cas, où le marchand fait la mévente, l’âne retourne avec sa charge initiale. Dans tous les cas l’âne forain est sans espoir d’être allégé de son fardeau dans de telles conditions.

Si on veut parler de bonne gouvernance administrative, voici donc la meilleure formule. Toute les parties, toutes les zones se sentiront concernées par le développement, et reconnaitront une autorité centrale unique.

Mais nous doutons de la capacité des deux KEITA qui dirigent actuellement le Mali. Ils peinent à nommer les Gouverneurs des nouvelles régions crées par ATT en 2012 , quatre ans après le vote de la loi. Auront-ils le courage et le patriotisme nécessaires pour aller à une architecture gouvernementale équilibrée du Mali ?Attendons de voire.

Que Dieu sauve le sud !

Badou. COM

aBamako

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