Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

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Mali : Plus d’un an après l’accord d’Alger, la paix toujours aussi loin

L’accord de paix et de la réconciliation du Mali a été signé par il y a à ce jour quatorze mois mais la paix tarde toujours à régner. Le Gatia et la CMA en lutte pour le contrôle de la capitale des Iforas ne sont font pas de cadeau.

A Kidal fait constater Malijet, les groupes armés, le Gatia et la CMA, en lutte pour le contrôle de la capitale des Iforas, s’affrontent quasi quotidiennement depuis fin juillet 2016. Les combats ont repris, le mardi passé, 9 aout 2016, aux alentours de la ville de Kidal, plus précisément à Edjerer, zone située à une cinquantaine de km de la ville de Kidal.

Toujours selon nos confrères, les belligérants se renvoient la responsabilité de cette reprise des hostilités qui sont encore en cours. Les états majors des deux groupes armés signataires de l’accord pour la paix au Mali se livrent à une guerre de communication.

Dans un communiqué, Fahad Ag Almahmoud, le secrétaire général du Gatia, a indiqué: « le HCUA a attaqué ses postions situées à 65 kilomètres au nord-est de Kidal. Cette reprise des hostilités, ajoute-t-il, a été effectuée par des colonnes de véhicules parties de la ville de Kidal. Le Gatia déplore le fait qu’il lui est publiquement empêché de rentrer à Kidal tandis qu’aucune interdiction de sortie de la ville n’a été exigée au HCUA », précise Fahad Ag Almahmoud.

Réplique immédiate de la Cma. Almou Ag Mohamed, porte parole des ex séparatistes, réfute les allégations du secrétaire général du Gatia. « Il ne s’agit pas ici du HCUA … mais de la CMA. Hier comme aujourd’hui la CMA n’a pas attaqué mais a été attaquée », affirme-t-il, tout en ajoutant : « dans la vie il faut savoir ce qu’on veut! L’autre jour on demandait à la CMA de sortir de Kidal et de venir au contact loin des populations civiles et aujourd’hui qu’elle sort de Kidal, on dénonce encore!».

Sénégal : Refonte du fichier électoral, l’opposition parle de recul démocratique

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, hier, le projet de loi no21/2016, portant refonte partielle du fichier électoral. Une plénière au cours de laquelle le ton est monté d’un cran.

Adopté dans la pagaille, le projet de loi no21/2016, portant refonte du fichier électoral laisse place à un débat qui fait rage dans l’arène politique sénégalaise.

Le député, Thierno Bocoum, le député du parti Rewmi d’Idrissa Seck est le premier à monter au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme un recul démocratique.

Ce responsable politique se dit très remonté par la décision du gouvernement de faire passer d’urgence le projet de loi portant la révision du fichier électoral alors qu’il n’a pas fait l’objet de consensus lors de la dernière rencontre entre le pouvoir et l’opposition.

«Nous allons nous réunir pour voir cela de près, parce que nous considérons que c’est une forfaiture, une décision unilatérale. Nous allons nous réunir pour savoir quelle suite donner à cela. Mais, ce que nous pouvons très clairement dire, c’est qu’on n’a consacré un recul démocratique dans notre pays, 25 ans après le code consensuel d’Abdou DIOUF en 1992», martèle le parlementaire dans les colonnes de Walf.

D’après lui, la majorité n’était pas sérieuse en engageant des discussions avec les partis de l’opposition. «Ils ont fait un semblant de discussion, parce que le texte emmené à l’Assemblée nationale sans qu’on puisse parler avec les membres de l’opposition, c’est le même texte sensiblement réformé sur des points principaux qu’il y a eu divergence, tout cela a été reconduit. Cela veut dire qu’ils ont fait ce qu’ils voulaient faire», peste-t-il.

Le chargé de communication du parti Rewmi se dit surpris d’entendre le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l’intérieur déclarer devant les députés qu’il y a une entente autour de la revue du code électoral.

«Ce qui est extraordinaire, c’est que le ministre de l’Intérieur a voulu parler au nom de l’opposition en disant qu’il n’y avait pas de divergence. Il y a bel et bien divergence. Je le renvoie à la 19ème réunion de la commission qui dit clairement qu’il y eu divergence. Sur le compte rendu, il y a eu la signature du directeur de la formation et celle de la communication du ministère de l’Intérieur», s’indigne-t-il.

Et pour rappel entre autre motifs qui ont poussé le pouvoir à vouloir procéder à une refonte du fichier électoral, figure le stock mort qui estimé à plus 30 000 personnes par an.

RDC: Etienne Tshisekedi se sépare du secrétaire général de son parti

Etienne Tshisekedi ne veut établir aucun contact avec le parti au pouvoir en République démocratique du Congo. Pour preuve, nous dit-on, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), a limogé ce jeudi son secrétaire général pour motif de collusion avec le pouvoir.

Bruno Mavungu non moins ancien numéro 2 de l’Udps, est remplacé par Jean-Marc Kabund wa Kabund, ex-président provincial du parti à Kamina, dans la province du Lualaba, dans l’ex-Katanga.

Burkina : L’aide de camp du Premier ministre relevé de ses fonctions

Le traditionnel conseil des ministres tenu hier, jeudi 11 août 2016, au palais de Kosyam a été marqué par le limogeage de l’aide de camp du premier ministre burkinabé Paul Kaba Thièba.

Le commandant Wendpagnande Edmond Sakana a été perdu nous dit-on par l’affaire de la disparition de 25 millions de F CFA. Le nom de l’aide de camp Edmond Sakana a été cité dans cette affaire de disparition d’argent au cours d’une mission du Premier ministre sur Taiwan en mai dernier.

Le conseil des ministres a nommé en remplacement le capitaine Moise Moussa Wendpanga Kaboré. Le Premier ministre lui- même n’avait alors pas hésité à trouver en lui le premier responsable de cette disparition, s’appuyant sur les textes qui réglementent la gestion des fonds lors des missions officielles.


Afrique360

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