La famille d’Adama Traoré, mort après son arrestation en France, reçue par le président malien

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Bamako- Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a reçu vendredi la famille du jeune Adama Traoré, d’origine malienne décédé après son interpellation en France le 19 juillet et inhumé au Mali, a-t-on appris d’une source à la présidence.

Cette audience intervient alors qu’un communiqué du gouvernement mercredi avait affirmé qu’"aucun document officiel n’atteste" de la nationalité malienne d’Adama Traoré, suscitant une polémique au sein de la nombreuse diaspora malienne.

La mère, la soeur et l’oncle du jeune homme ont été reçus vendredi après-midi par le président Keïta qui a "rappelé toute l’importance et la considération qu’il accorde aux Maliens tant de l’intérieur comme de l’extérieur", selon un communiqué parvenu à l’AFP.

Lors de cette audience en présence de plusieurs ministres, le chef de l’Etat "a présenté en son nom et au nom du peuple malien les condoléances les plus attristées à la famille et à toute la diaspora malienne", selon le texte signé par un porte-parole de la présidence.

Adama Traoré, 24 ans, originaire de Beaumont-sur-Oise, une commune populaire du nord de Paris, a été interpellé au cours d’une opération qui visait un de ses frères et est décédé peu après. Les causes de son décès restent à ce jour inconnues.

Sa mort, qualifiée de "bavure" par ses proches, a entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et dans les communes voisines. Sa famille a déposé en France deux plaintes dénonçant l’attitude des forces de l’ordre pendant et après son arrestation.

Transporté au Mali, le corps d’Adama Traoré a été enterré le 7 août dans la périphérie de Bamako, en présence de plusieurs proches.

Le gouvernement malien avait affirmé mercredi que depuis son décès, "sa famille a constamment bénéficié de l’assistance sociale, financière et matérielle des autorités maliennes à travers" leur ambassade à Paris.

Le personnel de l’ambassade "est resté en contact permanent" avec la famille "et l’a assistée jusqu’au transport du corps (au) Mali, tout en sachant qu’il n’existe aucune base juridique donnant la nationalité malienne au défunt", selon le communiqué gouvernemental.

bur-cs-sst/ams

aBamako

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