Coopération douanière : Les douaniers malien et guinéen échangent

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Renforcer les échanges commerciaux en améliorant le trafic des marchandises entre la Guinée et le Mali, c’est l’objectif visé par les Douanes des deux pays. C’est pourquoi, une délégation de dix membres, conduite par le Directeur général des Douanes du Mali, Modibo Kane Kéita, a séjourné en Guinée la semaine dernière pour discuter avec l’administration douanière guinéenne.

 

« La coopération douanière au cœur de la réforme et de la modernisation de nos douanes », c’était  le thème de cette rencontre deux jours entre douaniers guinéens et maliens, qui a ouvert ses portes jeudi 11 août 2016.

Selon le Directeur général des Douanes du Mali, Modibo Kane Kéita, la proximité du port de Conakry à Bamako constitue un atout majeur pour la coopération économique entre la Guinée et le Mali : « Le port de Conakry est plus proche de Bamako, environ 800 km. Les autres ports sont beaucoup plus distants, de plus de 200 km. Cette distance devrait être un atout pour le rapprochement, pour booster les activités commerciales sur le corridor Conakry-Bamako.»

Mais atteindre cet objectif, il y a des problèmes à régler, notamment celui de la route. « A y regarder de tout près, a-t-il dit, nous ne sommes satisfaits du niveau des échanges. Cela est en partie dû à la mise à disposition des infrastructures  routières. Notre coopération gagnerait davantage à consolider, à améliorer les infrastructures qui sont là pour booster l’activité socio-économique. »

La prolifération des postes de contrôle au niveau des frontières constitue un autre facteur qui empêche les échanges commerciaux entre les deux pays. Mais du côté, a-t-il fait savoir, du travail a été fait résoudre ce problème : « Lors de notre rencontre à Kourémalé, en 2011, certains aléas avaient été signalés notamment la multiplicité des postes de contrôle. Depuis lors, nous avons travaillé du côté du Mali pour réduire suffisamment ces postes de contrôle. En tout cas ce qui relève de notre responsabilité. Nous pensons que nous allons continuer à analyser le schéma pour voir quels sont les goulots d’étranglement et pourquoi ces entraves. C’est l’une des raisons fondamentales de notre rencontre à Conakry.»

 

Quant au Directeur général des Douanes de la Guinée, Toumany Sangaré, il a souligné les différents travaux opérés au niveau du port de Conakry pour sa modernisation : «D’autres problèmes sont déjà réglés, c’est notamment l’extension du port de Conakry et de sa modernisation. Il y a aussi la modernisation avec les portiques qui permettent de faciliter et de fluidifier le débarquement des conteneurs, des marchandises. Il y a aussi la sécurité qui s’est installée. Ce qui était à l’époque un grand goulot d’étrangement, parce que les opérateurs économique craignent de perdre leurs marchandises au port. »

Entre autres des problèmes qui restent à résoudre, c’est, selon lui, celui des les infrastructures routières. « Mais, a-t-il ajouté, avec, très certainement, de l’ambition de nos deux gouvernements, des deux chefs d’Etat, de mettre en place un chemin de fer qui va rallier Conakry et Bamako, cela va, très sérieusement, contribuer à fluidifier et à améliorer les échanges entre la Guinée et le Mali ».

Avec Guinée News

 


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