IBK, ta majorité fout-le- camp !

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L’heure est grave pour la majorité présidentielle dont la dégringolade, après la défiance de quatre de ses membres était instamment annoncée. ADP-MALIBA, qui avait porté le premier coup de semonce, a franchi le pas fatidique en officialisant son divorce d’avec le régime d’IBK le samedi 6 août, dans un communiqué rendu public. Ce qui ne devait pas arriver est arrivé.
Personne n’aurait imaginé que Aliou Boubacar Diallo, le richissime promoteur de Wassoul’Or et son jeune mais vaillant parti, qui avaient soutenu sans condition le vainqueur à la présidentielle de 2013 allaient le quitter définitivement en chemin, avec tambour et trompette.
Car Aliou, le magnat de l’or, avait financé la campagne d’IBK à hauteur d’un milliard de F. CFA et n’avait rien demandé par la suite. Se permettant même avec le bureau politique de l’ADP-MALIBA le luxe de décliner un poste ministériel. Sans doute pour avoir les coudées franches et leur liberté de pensée et de mouvement par la suite.
IBK aime-t-il les partis intelligents et leurs leaders honnêtes dévoués à la juste cause du Mali, tout en étant reconnaissant à leur égard ? Avec Aliou Boubacar Diallo et l’ADP-MALIBA, il a prouvé le contraire.
A ce rythme et avec la défection irrésistible de ses soutiens alimentaires, il risque d’être emporté en 2018 par le même raz-de- marée qui l’a porté au pouvoir cinq ans plus tôt.

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle casse. Tous les leaders politiques ne sont pas de vils courtisans. Aliou et les siens méritaient le respect du Kankélétiqui qui a été incapable de leur témoigner, comme à beaucoup d’autres la moindre considération, si ce n’est de circonstance. Ponctuellement, IBK se permettait de tancer, ou même de lancer des propos insultants aux membres de sa majorité, le RPM en tête.
Son soutien dans le peuple se réduisant à une peau de chagrin vers la fin de son mandat à cause de ce que l’on sait, une mauvaise gouvernance extraordinaire truffée de scandales de corruption, sur qui compte-t-il donc pour inverser la tendance ? Un nouveau parti et une nouvelle mouvance présidentielle, pardi ! Un calcul suicidaire qui le conduira irrémédiablement à sa perte.
Oumar Coulibaly

aBamako

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