Gatia – HCUA par rapport a la gestion de Kidal : Pas d’entente entre les ennemis jurés

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Les deux ennemis jurés, le Gatia et le HCUA, qui se sont transportés à BAMAKO, la semaine dernière, pour cesser les hostilités, n’ont pas pu trouver un terrain d’entente par rapport à la gestion administrative et militaire de la région de Kidal. La rencontre de Bamako a accouché d’une souris.
Pour la gestion administrative et militaire de Kidal, le Gatia et Hcua vont s’affronter encore très prochaine. Puisqu’il n’a toujours pas eu de compromis entre la CMA et la Plateforme, suite aux récentes tensions à Kidal. Réunis à Bamako les responsables des deux mouvements n'ont pas pu harmoniser leurs positions pour un cessez-le-feu entre le Gatia et le HCUA.
Le patron de la Minusma, le tchadien Mahamat Saleh Annadif et le haut représentant du chef de l'Etat pour la mise en œuvre de l'accord, Mahamadou Diagouraga, ont rencontré les différentes parties sur les aspects liés à l'accord et pour l’arrêt des hostilités.
La question de Kidal était l'un des sujets majeurs de ces discussions. Les rencontres se sont poursuivies le week-end, sans parvenir, à ce stade, à un compromis entre les parties. Il y a encore quelques jours, des affrontements ont opposé les combattants du Gatia à ceux du HCUA à Kidal.
Les deux groupes, respectivement membres de la Plateforme et de la CMA, se disputent la gestion administrative et militaire de Kidal.
Soulignons que ces affrontements qui sont une violation flagrante de l’accord, interviennent malgré deux accords signés à Annefis et à Niamey (Niger) par les différents protagonistes.
Mais aussi, au moment où la mise en place du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) était prévue pour le lundi 15 août 2016. Celle-ci devrait précéder l'installation des autorités intérimaires. Force est de reconnaitre que ces affrontements incessants à Kidal entre deux parties signataires de l’Accord ont forcement impacté sur le calendrier de la mise en œuvre de l’Accord.
En définitive, il urge que les responsables des groupes armés arrivent à un compromis rapide et durable sur la gestion administrative et militaire à Kidal.
Pour l’instant, les populations kidaloises qui sont les premières victimes vivent dans la crainte de nouveaux affrontements.
Agmour

aBamako

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