MINES – Itie-Mali : le secrétaire permanent n’a pas la taille de l’emploi

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Depuis la publication dans nos colonnes d’un article intitulé "Sales temps au sein de l’Itie", c’est la panique au secrétariat permanent de cette structure. Certains "journalistes" à la moralité très douteuse se sont invités dans la danse pour essayer de saper notre travail d’assainissement au profit exclusif d’un service sous perfusion provoquée.
La musique est connue : lorsque des articles sont écrits pour dénoncer une situation donnée, les fautifs tentent de noyer le poisson. Dans leur désir de se donner une virginité, ils croisent le chemin de certains confrères habitués aux gains faciles.
Sans morale ni éthique encore moins déontologie, ces derniers trouvent des justifications faisant passer le coupable en victime. Mais c’est mal connaitre aujourd’hui la nouvelle génération prête à en découdre avec les vieilles et mauvaises habitudes qui ont caractérisé le métier de journalisme depuis un moment au Mali.
A-t-on besoin de partir à Paris pour savoir que la Tour Eiffel y est et se rendre à l’Itie pour comprendre que des véritables défis existent qui n’ont rien à voir avec les nombreux diplômes dont se prévaut notre zig de secrétaire permanent. A quoi serviront les diplômes entassés si on n’arrive pas à faire bouger les lignes ?
Ce qu’il ne dit pas d’ailleurs, c’est la masse salariale dont il dispose contre le budget global de l’Itie, c’est qu’à chaque ouverture de crédits, la direction des finances et du matériel des Mines est obligée d’adresser des demandes d’ouverture par anticipation pour que les salaires du personnel du secrétariat soient payés.
Ayant compris son incompétence qui saute aux yeux, il été l’objet d’une forte contestation par certains représentants au comité de pilotage, qui l’ont ouvertement manifesté lors d’une réunion de pré-validation du Mali. Ceux-ci pensent que dans le choix de Thienta, un indicateur relatif à la désignation d’un haut représentant n’est pas respecté.
Aujourd’hui, son inexpérience et sa méconnaissance de l’administration ont mis le Mali sur une pente glissante. Ces raisons auraient même poussé certains à la démission. Pis, certains partenaires auraient reconsidéré leur accompagnement de la structure. C’est le cas de la Banque mondiale, qui avait financé en 2015 à hauteur 120 millions de F CFA.
Elle n’a pas accompagné le Mali en 2016, et de source digne de foi, c’est à cause de la gestion opaque de ces fonds, malgré leur externalisation au Pase.
Nos sources sont formelles d’ailleurs : tout évolue au pas de tortue acheminant ainsi le Mali vers la perte de sa conformité ou sa rétrogradation à sa prochaine validation. Un processus qui devait s’achever avant la fin de l’année n’eut été l’incompétence du responsable de l’Itie-Mali.
Plus que jamais, le ministre des Mines, Tiémoko Sangaré, et les parties prenantes du comité de pilotage sont interpellés pour éviter une probable suspension du Mali. Certaines parties ne manqueront pas de dire clairement aux experts évaluateurs qui arriveront bientôt au Mali.
Et d’autres n’hésitent plus à impliquer le syndicat pour le retrait pur et simple du contrat de travail de Thienta.
Une chose est certaine, le choix du responsable de l’Itie est bien expliqué : "le gouvernement doit désigner un haut responsable chargé de diriger la mise en œuvre de l’Itie.
La personne ainsi nommée devra avoir la confiance de toutes les parties prenantes, avoir l’autorité et la liberté de coordonner les actions concernant l’Itie entre les entités de l’Etat et ministères concernés et être capable de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de l’Itie", extrait norme Itie, page 14, exigence n°1 sur le site www.eiti.org. M. Thienta répond-il à toutes ses normes ? Permettez-nous d’en douter.
Par ailleurs, pour mettre le bureau Itie-Mali sur la voie du progrès, tout le monde s’accorde qu’il faut un haut responsable fonctionnaire à la place du novice.
Abdourahmane Doucouré

aBamako

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