Oumar Mariko sur Radio Dambé : «SADI n’a pas été et n’est pas dans la majorité»

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Le mercredi 24 août 2016,  l’honorable Dr. Oumar Mariko, président du parti Sadi, était l’invité de l’émission matinale de Radio Dambé, avec notre confrère Abdoul Niang. La situation socio-politique, les affaires Ami Kane ou déguerpissements des commerçants, l’affaire Ras Bath, les rencontre SADI-ADP Mali pour la création d’un pôle de gauche, la situation au nord et la vie parlementaire ont été entre autres questions abordées pendant cette émission très suivie à Bamako. Le président du Sadi s’est permis de consolider ses positions et son idéologie sur certaines grandes questions de l’heure.

Comme à son habitude, l’homme tire dans tous les sens afin de ne rien rater. D’abord, son affaire de visa, qui n’est plus qu’un souvenir. L’honorable Mariko, avec modestie, met cette victoire à l’actif de tous ceux qui s’étaient indignés sans hypocrisie suite au refus de visa à un élu national.

Ensuite, les supputations entre lui et Madame le gouverneur Aminata Kane occasionnées par les mesures mises en œuvre pour libérer les voies publiques. Pour le président du Sadi, il y a eu trop d’amateurisme et en plus des compensations prévues, Ami Kane et son groupe doivent être sanctionnés. Plus loin, il indexe le chef de l’Etat qui en serait l’instigateur et qui doit endosser les conséquences. Pour l’élu de Kolondieba, certains journalistes ont été manipulés pour amplifier et discréditer sa démarche dans ce gâchis. Dans le couloir du terrain politique, il tacle, accuse et compare bien de choses appartenant au temps et à l’espace.

Il s’est aujourd’hui complètement démarqué, non seulement de la CMP qu’il n’a jamais intégrée, mais également d’une majorité qu’il condamne plus qu’il ne soutient. Le communiste promet même la déculottée au parti présidentiel qui se serait donné à un véritable achat de conscience lors de leur rentrée politique à Kolondieba pour détourner les électeurs de son fief électoral. L’appartenance à un bord politique n’est pas à définir dans les mots, selon l’honorable Oumar Mariko. Pour lui, tout est question de ligne politique qu’elle convienne à la Majorité ou à l’Opposition. Vouloir se mettre dans l’une ou l’autre de ces corbeilles, reviendrait à se perdre.

Il a rappelé que la Démocratie n’est pas arrivée ex nihilo, elle a été acquise dans le sang et dans la douleur d’où le respect que les autorités doivent vouer au peuple. Le nouveau plan, voire la nouvelle alliance que voudraient créer le SADI et d’autres partis (ADP MALIBA, PRVM FASOKO) montre le malaise des dispositions politiques d’une vraie République. Selon les intérêts des partis, des groupements naissent qui ne sont ni à l’opposition ni à la majorité ni même au centre.

Quant aux récents événements liés à l’interpellation de Ras Bath, le Dr. Mariko, sans condamner ni défendre, a expliqué que cette affaire n’est pas liée à un quelconque journaliste. Dans les arguments de Dr. Oumar Mariko, Ras Bath humilie des responsables, insulte des Maliens et affirme beaucoup de contre-vérités. Il avoue avoir été lui-même victime plusieurs fois du chroniqueur avant que des preuves contradictoires ne soient administrées. S’agissant du projet de loi qui déterminera les critères de candidature à la future présidentielle, la révolte a déjà sonné pour un homme qui se voit concerner. Pour lui, les trois partis (RPM, URD, ADEMA) sont ceux qui ont gouverné depuis 1992 et qu’il voit comme l’entité Adéma qui a pillé le Mali, aux dires d’un politicien que le peuple ne valide pas encore.

Pour finir, il a lancé des piques à la hiérarchie militaire afin qu’elle soit plus orthodoxe à l’égard des hommes de terrain qui se blessent et qui meurent. Les officiers supérieurs ne doivent pas avoir les yeux sur les petits privilèges destinés à galvaniser les troupes. Aussi, le président du parti Sadi a condamné les agissements du Gatia qu’il voit en provocateur. Aucun groupe ethnique ne doit prétendre combattre au nom du Mali parce que l’armée est là pour la défense nationale.

Sitan DIAKITE


Maliweb

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