Les trois (03) ans de pouvoir du Président IBK : Un bilan jugé à demi teint par ses compatriotes !

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Septembre 2013-Septembre 2016, voilà jour pour jour qu’arrivait aux affaires IBK. Son arrivée au pouvoir avait suscité en son temps de réel espoir chez la plupart de ses compatriotes qui voyaient en lui l’homme providentiel pour sortir le pays de l’ornière. Trois (03) ans après son arrivée au pouvoir, l’attente du peuple malien ne semble pas comblée. Tel est le constat qui s’impose à nous à la lecture des réactions recueillies auprès des citoyens lambda sur les 03 ans de gouvernance IBK.

Ils sont nombreux à juger la gouvernance de Kankeletigui à la tête du pays : Cadres administratifs, acteurs politiques, de la société civile à se prononcer sur les trois (03) d’exercice de pouvoir par IBK.

Si pour les uns, le bilan est positif à bien d’égard, par contre, les autres jugent mitigé son bilan. Ces propos recueillis auprès de quelques citoyens maliens en disent long sur le marasme d’une gouvernance qui laisse à désirer. Suivez plutôt.

Hawa Fofana est ménagère au quartier de Niamakoro : « le régime d’IBK a déçu les attentes du peuple malien dans la mesure où il n’y a eu aucune amélioration dans le panier de la ménagère. Car les denrées de première nécessité n’ont pas connu de baisse significative depuis qu’il est aux affaires. Dans un pays à vocation agro- sylvo- pastorale comme le nôtre, les citoyens devaient manger à leur faim. Mais c’est tout à fait le contraire sous le régime actuel. Le gouvernement n’a rien fait pour faire baisser le prix des denrées alimentaires. Pour moi, le régime d’IBK a déçu les attentes du peuple malien qui s’attendait à une auto suffisance alimentaire ».

Aly Traoré, un cadre administratif est d’avis que le régime est loin de combler aux attentes des maliens : « je m’en veut pour preuve les nombreux changements intervenus au sein du gouvernement avec un changement de trois (03 ) Premiers Ministres et cinq (05) remaniements ministériels. Ces changements notoires au lieu de faire avancer les choses, n’ont fait que régresser le pays. Pour moi, la solution de sortie de crise n’est pas pour le lendemain avec la marche actuelle du pays ».

Boubacar Touré est Etudiant dans une des Universités de Bamako : « les trois (03) années d’IBK au pouvoir sont marquées par des tâtonnements surtout dans le domaine de l’enseignement supérieur. Le musellement du département de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le régime a montré ses limites à sortir l’école malienne de l’ornière. Au lieu de chercher la solution à l’enseignement supérieur qui manque de formation digne de ce nom, on se complait à changer de Ministre. Le slogan une école apaisée et performante est du leurre avec ces fréquents changements à la tête du département du supérieur. C’est dommage que le régime n’ait pas posé les jalons d’une école performante et compétitive digne de ce nom depuis trois (03) ans »

Boubacar Mintou Koné, Président du parti FRAFISNA dénonce ce qu’il appelle l’amateurisme dans la gestion de l’armée malienne. Selon lui, notre vaillante armée souffre de l’immixtion du politique dans la gestion de celle-ci. Le mal qui a commencé depuis la 1ère République perdure sous IBK qui n’a pas su se démarquer de ses prédécesseurs. Lui qui est arrivé au pouvoir dans un contexte de crise, devait se distinguer des autres dans la gestion de l’armée mais il persiste dans l’erreur monumentale en envoyant l’armée en pâture avec les nombreuses tueries enregistrées çà et là au sein de la grande muette.

Pour ce citoyen lambda qui a requis l’anonymat, il y’a lieu d’accorder du temps à ce régime afin de résoudre les nombreux problèmes que connait le pays : « je demande à mes compatriotes de faire confiance au régime qui a pris conscience de la gravité du problème. Car, on remarque une avancée significative dans la gestion de la crise du Nord avec le maintien d’un dialogue franc instauré entre Gouvernement malien et rebelles du Nord. Grâce à son faire Play du gouvernement, les mouvements armés (plateforme et séparatistes) sont parvenus à accorder leur violon autour de l’essentiel à savoir : la reconnaissance de l’intégrité territoriale du pays, son caractère laïc et républicain. Toutes ces avancées sont à l’honneur du régime qu’il faut féliciter de passage ».

Comme ont peut le constater, le régime d’IBK est sous le feu critique de ses concitoyens qui pensent que les attentes du peuple ne sont comblées et cela dans de biens de domaines. Pour ces mécontents, les trois (03) années de pouvoir de Kankeletigui laissent un goût d’inachevé et invitent le régime à plus d’actions pour finir en beauté les 02 années restantes de son quinquennat.

Par Hassane Kanambaye

aBamako

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