L’ambassadeur de France au Mali passe la main

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Fin de mission au Mali pour celui qui était un personnage de Bamako. Gilles Huberson, ambassadeur de France, quitte son poste après plus de trois ans de bons et loyaux services. Nommé ambassadeur en avril 2013, trois mois après le déclenchement de l'opération militaire française Serval, il a été au coeur des événements. Mardi à Bamako, il a organisé un point de presse.

« Je ne pensais pas à avoir autant de mal à partir. » Moment d’émotion à la veille du départ de Gilles Huberson du Mali, de celui qui était appelé ici « Gilles-Gilles ».

Nommé ambassadeur de France au Mali quatre mois après le début de l’intervention militaire française de janvier 2013, Gilles Huberson passait pour l’un des hommes les plus informés de Bamako. La crise du Nord, il connaît et il est moins pessimiste que d’autres : « J’ai confiance dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Il faut avoir confiance. Ça va marcher. »

« Le terrorisme recule »

Et quand on lui rappelle que le processus de paix est quand même poussif, il réagit avec un ton un peu de gendarme, son ancien métier : « Donnez-moi un processus de paix plus rapide que celui-là. Citez-moi en un ! Vous aurez du mal. Indubitablement, le terrorisme recule dans ce pays. En revanche, les terroristes passent à des actions plus difficiles à contrôler parce que c’est tellement facile de poser une mine. »

Le désormais ex-ambassadeur a aussi eu un mot sur le cas de Kidal, la localité du Nord toujours occupée par les groupes rebelles : « Les habitants de Kidal sont des Maliens. Il n’y a pas de raison de ne pas s’entendre. Il faut avoir confiance. Moi, j’ai confiance dans l’avenir. »

Pendant plus de trois ans, l’ambassadeur de France a aussi fait du développement. Et l’une de ses fiertés est un projet financé par la France qui permettra bientôt à plus d’un million de Maliens d’avoir accès à l’eau potable.


Africatime

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