Instauration du dialogue social : Le président IBK renforce la démocratie malienne

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Il a promis le dialogue social et il l’a fait. Il s’agit bien du Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Kéita, qui a, tout au long de la semaine dernière, accordé des audiences aux partis politiques et certaines associations avec lesquelles il a échangé sur les préoccupations de l’heure, sur la vie de la nation. En tenant sa parole, le Président Keïta, renforce la démocratie malienne, prouvant ainsi qu’il est plus que jamais accessible.
Dans le souci de renforcer la gouvernance démocratique, le Chef de l’Etat, avait lors de sa dernière grande interview promis, promis d’être accessible. Il a également promis la tenue prochaine d’un cadre de dialogue social sur la vie de la nation. C’est maintenant chose faite.
Cette promesse ferme est devenue une réalité, eu égard aux différentes audiences accordées par le Président de la République au chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé, Président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), à Monsieur Soumana Sacko, Président du CNAS Faso Hèrè, aux membres de l’association An Kan Ben et à ceux de l’intergroupe parlementaire de la Majorité Présidentielle et aux représentants de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali.
Il faut dire que ce cadre de dialogue social initié par le Président de la République, fut assez ouvert, car même l’honorable Oumar Mariko qui ne sait quelle ligne adopter, a été reçu. Sans rancune !
Au menu des échanges qui ont émaillé les audiences, les dossiers brulants du moment, tels que le projet de la nouvelle loi électorale, les autorités intérimaires, les élections communales, l’éradication de l’insécurité et du terrorisme.
Au cours de ces conclaves, l’audience accordée au chef de file de l’opposition a retenu l’attention de beaucoup de Maliens, compte tenu des multiples tentatives de l’opposition de vouloir ternir l’image du premier responsable de la nation, arguant à cor et à cri que ce dernier refuse de la rencontrer. Loin s’en faut, elle sait maintenant que rencontrer un Chef d’Etat d’un pays en crise relève des questions d’agenda et de disponibilité.
L’euphorie de l’honorable Soumaïla Cissé
Aujourd’hui, l’heure ne doit plus être aux manœuvres dilatoires pour décrédibiliser le Chef de l’Etat. L’opposition a eu gain de cause puisqu’elle a pu rencontrer le Chef de l’Etat dont elle est fière. Son chef de file, l’honorable Soumaïla Cissé a, à la sortie de l’audience, salué le dialogue franc, direct et constructif qui s’instaure dorénavant entre le Président de la République et l’opposition qu’il représente.
Aujourd’hui, le premier avantage à tirer de cette rencontre avec le Président de la République est la courtoisie avec laquelle le premier responsable de l’opposition a été reçu. N’a-t-il pas déclaré lui-même qu’il s’est senti considéré et valorisé au sortir de l’entretien avec le locataire de Koulouba ?
« Je n’avais pas eu le sentiment que je bénéficierais de cette considération. C’est à partir de ce soir (soir du jeudi dernier 8 septembre) que nous pouvons espérer que nous avons notre place dans cette démocratie à travers ce dialogue franc et direct qui s’instaure entre nous, s’est réjoui l’honorable Cissé, qui a ajouté, je m’attendais à ce geste depuis très longtemps».
Un Chef de file renvoyé à son rôle
Le Chef de l’Etat a fait d’une pierre deux coups. Au cours de l’audience accordée à l’honorable Soumaïla Cissé, le Président IBK a saisi l’opportunité pour lui remettre en tant que chef de file de l’opposition, l’allocation budgétaire de 500 millions de FCFA.
Comme l’a évoqué l’honorable député, cette somme va lui servir de budget de fonctionnement.
Par cet acte, le Président IBK souscrit à son ambition de renforcer la démocratie malienne, dont la matérialisation a commencé depuis qu’il a donné instruction de doter l’opposition d’un statut, lequel a déjà été voté à l’Assemblée Nationale.
Le président de l’URD est mis dans les conditions les meilleures pour jouer pleinement et rationnellement le rôle qui est le sien, car cette allocation « ne saurait être considérée comme une faveur indue, l’opposition doit être dans son rôle de critique de l’action gouvernementale », a reconnu l’honorable Cissé, conscient des missions qui l’attendent.
Par ailleurs, la rencontre du Chef de l’Etat avec l’association An Kan Ben, l’UNTM, la CSTM, l’intergroupe parlementaire de la Majorité présidentielle, l’homme politique Zoumana Sacko et le député Oumar Mariko a permis de passer en revue, l’ensemble des préoccupations du pays, les questions politiques, institutionnelles, économiques, sécuritaires, la gouvernance, l’Accord pour la paix et la réconciliation. Du social pur sucre.
Il urge de se rendre à l’évidence que ce dialogue social initié par le chef de l’Etat va lui permettre de s’imprégner des problèmes politiques et socio-économiques du pays et de lui faire découvrir certaines réalités dont il n’a pas forcément connaissance.
Cyril ADOHOUN

aBamako

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