Modernisation de l’armée : Le déclic pour les FAMa

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Une nouvelle mentalité due aux réformes introduites par la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) prévaut au sein des Forces armées maliennes (FAMa). Notre outil de défense a connu ces trois dernières années d’importances réformes. C’est presqu’une révolution quand on sait qu’au moment où le Mali a accédé à la démocratie, l’armée a été tout simplement reléguée au second plan. A la place d’une armée, des groupements de maintien d’ordre ont été renforcés et valorisés au détriment de la puissance de feu. Cette situation a conduit à un recul. Il n’y a pas eu d’acquisition en termes de matériels majeurs. Certains observateurs ont même fait le constat d’une armée affaiblie par la démocratie et engloutie par la politique. “Progressivement, les chefs et cadres militaires ont été coptés pour en faire des pions, des béquilles politiques et militantes dans les casernes. Voici la politisation de l’armée. On devait plus ou moins sa promotion, son aura à cet engagement militant politique. Par la suite, tout le monde a compris tout ce qui s’est passé”, s’indique un observateur. Face à la rébellion Face à la menace terroriste et irrédentiste dans le Nord, l’armée n’a pas eu les mains libres pour mener sa mission. Les événements en Libye avec la chute de Kadhafi, entraînent également l’arrivée de ses régiments sur le sol malien. Ils sont accueillis ouvertement par le Mali sans être désarmés. En pareille circonstance, ces hommes armés n’ont pas été mis à la disposition de l’armée. Quelques mois, c’est une coalition dont des terroristes qui attaque le Mali. En 2012, le Mali perd le Nord et cette perte n’est plus la valeur militaire concurrente qui comptait dans l’armée, reconnaissent les observateurs. Pis, le triste constat est que l’unité la mieux entrainée, formée et traitée a détalé à Ménaka en 2012. L’on se souvient alors des images de soldats maliens, têtes nues, sans armes et en tenue de différentes couleurs. Renouveau De nos jours, tout le monde s’accorde à reconnaitre que les FAMa ont franchi un palier supplémentaire pour mener à bien leurs missions de défense du territoire. Certains observateurs estiment que c’est l’heure du renouveau dans l’armée. Et les efforts en cours sonnent le déclic d’une armée moderne. Le premier élément d’efforts résulte de la volonté des décideurs. La volonté politique de donner à l’outil de défense nationale ses lettres de noblesse est réelle, c’est un sacerdoce, pour les pouvoirs publics, de mettre les moyens nécessaires lui permettant de laver l’affront. “La période de fin 2013 et 2014, l’armée a bénéficié de l’appui et de l’accompagnement des autorités nationales pour mener les réflexions nécessaires en vue de faire le diagnostic de la maladie et de l’outil de défense. Nous avons appelé ça la réforme”, témoigne un officier des FAMa. En pratique, les travaux de la réforme ont permis de rassembler certaines expertises nationales et étrangères dont la Minusma, l’EUTM. Au sortir de ce diagnostic, le constat est apparu qu’il faillait impérativement un nouvel outil de défense. Ce qui suppose un nouveau type de soldat, de formation, d’équipements et une nouvelle posture mentale et psychologique. C’est toute une réforme qui a accouché de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Nous y reviendrons ! Alpha Mahamane Cissé aBamako

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