Fête de l’indépendance : un défilé dans la bonne tradition

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Le président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA, a présidé, hier jeudi, au camp Soundiata KEÏTA de Kati, la cérémonie commémorative du 56e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. Pour marquer l’événement, le président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA, a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs à la place d’armes de Kati suivi de défiler militaire.
Pour marquer l’événement, le président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA, a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs à la place d’armes de Kati suivi de défiler militaire. Avant de rejoindre Kati, IBK avait aussi procédé, quelques heures plutôt dans la matinée, au dépôt d’une gerbe de fleurs aux pieds du Monument de l’indépendance, en mémoires à tous les martyrs.
22 septembre 1960-22 septembre 2016, cela fait 56 ans que le Mali, précédemment appelé, Soudan français, accédait à l’indépendance. L’événement a été marqué, hier au camp Soundiata KEÏTA de Kati, par une cérémonie, dans le respect de la tradition, présidée par le chef de l’État, chef suprême de l’armée, Ibrahim Boubacar KEÏTA, sur une place d’armes pavoisée aux couleurs nationales.
C’était en présence du chef du gouvernement, Modibo KEÏTA, des membres du gouvernement, des chefs des institutions de la République ; des chefs des représentations diplomatiques et consulaires accrédités dans notre pays ; du chef d’état-major général des armées du Mali, le général Didié DACKOUO ; des directeurs des services des services centraux et rattachés de l’armée, des autorités administratives, politiques et des notabilités de la ville garnison de Kati, etc.
Après le dépôt de la gerbe, le président a procédé à la revue des troupes, dans son véhicule de commandement qui a été suivie du défilé militaire. Ont défilé dans l’unité, sur la place d’armes de Kati, sous les sonorités du Mali interprété par la fanfare de l’armée, les éléments de la protection civile ; la douane, le génie militaire, la fanfare de l’armée ; la garde nationale ; la gendarmerie nationale, les eaux et forêts ; la police nationale ; de l’armée de l’aire ; de l’armée terre ; les gardiens de prison ; la direction des sports militaires ; l’Amical des anciens du SNJ.
Plus d’un demi-siècle après l’accession de notre pays à l’indépendance, sa souveraineté et l’intégrité du territoire sont plus que jamais menacées par une crise profonde. En effet, suite à la crise multidimensionnelle de 2012, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays ont été mises à mal par une horde de djihadistes et de narco trafiquants.
Malgré la signature d’un accord pour la paix, l’insécurité est quotidienne dans les régions nord et du centre de notre pays.
Cette situation se caractérise par des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires. La crise sécuritaire, au départ, répandue au nord, s’est dangereusement déplacée au centre du pays, y compris dans la capitale où des attentats et prises d’otages ont eu lieu. La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu d’un marathon de négociations à Alger, espoir de tout un peuple, tarde à être effective.
La conséquence est qu’une bonne partie du territoire national échappe encore aux autorités.
Dans son adresse à la nation la veille, le Chef de l’État, commandant en chef de l’armée, a souligné que ce 56e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale arrive à un moment où notre pays continu d’affronter les conséquences de la terrible crise de 2012 qui avait amené le Mali au bord de l’abîme.
À Kati, le président de la République a nourri l’espoir que la LOPM permet une montée en puissance de nos forces armées de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire avant de lancer un appel à l’union sacrée autour du Mali au-dessus de tous.
« Il faut que nos égotismes cessent ; que nous pensions à cette patrie-là qui en a bien besoin. Et, dans le monde d’aujourd’hui, regardons autour de nous, partout, on appelle à l’unité, à la cohésion face aux périls qui menacent le monde entier.
Chacune de nos nations aujourd’hui fait face à un péril inédit de terrorisme, sous une nouvelle formule, qui agresse en tout lieu dans les mosquées, dans les églises, dans les temples, sur les marchés », a-t-il prévenu.
Par Abdoulaye OUATTARA

aBamako

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