Mali : les troupes de l’opération Barkhane prennent leurs distances avec les ex-rebelles touaregs

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L’armée française a pris ses distances avec les ex-rebelles touaregs, à qui elle reproche un double jeu permanent. Désormais, c’est front uni avec les militaires maliens.

La tension est retombée aussi vite qu’elle était montée à Ber. Quelques heures durant, le 7 septembre, des habitants de cette localité, située à l’est de Tombouctou et contrôlée depuis plus de deux ans par les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont manifesté leur colère en brûlant un drapeau du pays. Moins habituel : ils ont scandé des slogans anti-Barkhane, du nom de l’opération militaire française en cours depuis 2014, qui était en fait le réel objet de leur courroux.

L’armée française, une menace pour la CMA

La veille, une colonne de l’armée française avait pénétré dans la ville, et un officier avait, au cours d’une longue discussion, exigé des hommes qui la contrôlent de laisser l’armée malienne y entrer à son tour. Une opération conjointe des armées française et malienne est prévue à Ber et dans ses environs depuis plusieurs semaines, mais au dernier moment, fin août, la CMA s’y était opposée.

Ber est un carrefour stratégique pour les trafiquants et – cela va souvent de pair – une base logistique de première importance pour les ex-rebelles. C’est surtout l’une des dernières positions contrôlées par la CMA. Il est donc hors de question pour cette coalition, qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et une aile du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), de la perdre.


Africatime

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