Accord pour la paix et Forces armées: Sus a la désinformation !

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L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali avait prévu un chronogramme de mise en en œuvre des engagements auxquels avaient souscrit les parties signataires.
Plus d’un an après sa signature, le constat est mitigé quant au respect des délais. Les retards accusés dans la mise en œuvre des engagements sont imputables à des contraintes objectives liées aux réalités du terrain ou à certaines prétentions justifiées ou non des parties.
Face à cette situation, un courant de désinformation a pris corps dans certaines franges de la société pour mettre en cause le bien-fondé dudit Accord. C’est pour apporter des éclairages que le département de la Sécurité et de la Protection civile, dont l’une des vocations est justement de protéger les personnes contre la peur et l’insécurité, a initié une campagne d’information et de sensibilisation.
C’est dans ce cadre que se situe l’atelier d’information et de sensibilisation ouvert, hier, en vue de soustraire les forces de sécurité et de la protection civile des effets d’une atmosphère de suspicion préjudiciable au moral des troupes. La cérémonie d’ouverture, présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Aser Kamaté, a réuni une centaine de participants dans la salle de conférence du département.
Organisé grâce au soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui appuie le département à travers le Programme gouvernance partagée de la sécurité et de la paix (PGPSP), cet atelier a pour objectif d’amener les participants à prendre conscience des avancées et des difficultés d’application des engagements contenus dans l’Accord.
A l’occasion, le Directeur national du PGPSP, l’Inspecteur général Yacouba Diallo, a commencé par indiquer que cet exercice présente l’avantage de soustraire les forces de sécurité et de protection civile du champ d’action des courants de désinformation.
Il ajoutera qu’il procède aussi du renforcement de la capacité des forces dans le cadre du processus de réforme du secteur de la sécurité.
Pour sa part, le secrétaire général du département soutient que cette évaluation devra permettre aux responsables des forces de sécurité et de la protection civile de s’impliquer pleinement dans la dissémination de la bonne information.
« L’opportunité leur est donnée également d’appréhender, au mieux, les responsabilités qui sont les leurs dans la réussite des engagements pris par le gouvernement dans la quête de la paix et de la réconciliation sur l’ensemble du territoire national », a conclu Aser Kamaté.

L. ALMOULOUD
Source: Essor

aBamako

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