DCM : Du ciment à gogo et à bas prix en mire

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La société Diamond Cement Mali (DCM) a ouvert ses portes à des hommes de médias pour une visite guidée et informative. En cette circonstance, les autorités administratives de la DCM n’ont pas caché leur ambition de couvrir le besoin national en ciment et à des prix encore plus bas.

La visite d’une dizaine de journalistes ce vendredi sur le site de DCM à Dio-Gare était guidée par le directeur général, Kasturi Subrahmanyam, l’administrateur, Ibrahima Dibo, et quelques techniciens. Il s’agissait de leur faire connaître davantage la société, ses défis et perspectives.

La DCM est fruit de la signature de la convention d’établissement en 2008 entre l’Etat du Mali et la société West Africain Cement (Wacem). Les travaux d’implantation de la cimenterie ont été achevés en 2012. La commercialisation du ciment made in Mali produit par DCM a démarré en 2013. Une société de droit malien est créée avec un capital 22 milliards de F CFA repartis entre l’Etat (10 %), le secteur privé (10 %), l’actionnariat populaire (10 %) et Wacem (70 %). La DCM a une capacité de production d’un million de tonnes par an extensible à 1,2 million de tonnes.

L’usine de production de Dio-Gare est composée de trois parties. La première consiste à stocker les matières premières (klinker, calcaire et gypse), la deuxième sert au broyage et la dernière partie sert à l’ensachage. A ces niveaux s’ajoutent le laboratoire et la salle de contrôle.

Depuis son implantation en 2012, la DCM s’est lancée dans une dynamique de production en quantité pour couvrir les besoins nationaux. Cette année, elle prévoit la production de 750 000 tonnes. Présentement, 70 à 80 camions sont servis par jour. L’une des priorités de la société est aussi, selon M. Dibo, de baisser les prix du ciment sur le marché malien.

Des obstacles

Cependant, cette ambition de la cimenterie du Mali butte sur des obstacles. Il s’agit du problème d’énergie et le retard du dossier dans le circuit administratif pour l’obtention d’une deuxième licence de production.

Conformément à la convention d’établissement, l’Etat devrait fournir la source d’électricité. Un engagement qui n’a pu être honoré faute de réserves d’électricité insuffisantes, selon les dirigeants de l’entreprise. Ce qui a amené DCM à utiliser des groupes électrogènes. Cette situation imprévue a eu un impact sur le coût de production. Cela n’est pas sans conséquence sur la quantité à produire et le prix de la tonne.

Pour stabiliser le prix du ciment au Mali et satisfaire le besoin national, la DCM a engagé depuis début 2016 la réalisation d’une deuxième usine de production de ciment à Nioro du Sahel dans la région de Kayes. La procédure, selon l’administrateur Dibo, traine dans le circuit administratif bloquant du coup ce projet d’extension.

Selon les administrateurs, DCM contribue au développement économique et social du Mali en payant à l’Etat du Mali plus d’un milliard F CFA de TVA. Dans les localités d’implantation, aux dires M. Dibo, la société honore également sa responsabilité sociétale d’entreprise à travers la réalisation de points d’eau potable, des centres de santé, d’écoles, etc.

La société emploie plus de 600 travailleurs sur ses deux sites (Astro et Dio-Gare). Ce qui a contribué à la diminution de l’exode rural des jeunes dans ces localités et réduit le taux de chômage.

Youssouf Coulibaly

aBamako

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