Le futur patron de l’ONU, plus proche de l’Afrique

35

Le successeur de Ban Ki-moon à la tête des Nations Unies est désormais connu. Le 1er janvier 2017, l’ancien Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (2005-2015), Antonio Gutterres, prendra ses fonctions à New York.

Cet ancien Premier ministre portugais pouvait difficilement être battu. Alors que les réfugiés et déplacés ont quadruplé durant son mandat au HCR (on estime aujourd’hui qu’ils sont 60 millions) et sont devenus un problème majeur au niveau international, cet ancien président de l’Internationale socialiste pouvait compter sur les voix de l’Union européenne dont il a toujours été un ardent défenseur, sur celles de l’Organisation internationale de la Francophonie en parfait francophone, et sur la Communauté des États de langue portugaise qu’il a créé en 1996, lorsqu’il était Premier ministre.

Outre ses liens d’amitié avec de nombreux chefs de l’État et avec Hillary Clinton, il entretient une grande proximité avec le Pape François et les cercles du catholicisme social, lui qui est un catholique pratiquant et que l’on dit proche de l’Opus Dei. Au cours de sa carrière politique au Portugal, il avait pris des positions contre l’IVG.

Fin connaisseur des conflits africains et notamment de ceux en RDC, au Soudan, au Soudan du sud et en Centrafrique, Gutterres s’est toujours montré préoccupé par les réfugiés de Tindouf sans pour autant épouser les thèses de l’Algérie et du Polisario. Nul doute que le nouveau secrétaire général de l’ONU sera plus attentif aux conflits africains et aux flux migratoires que ne l’avait été le sud Coréen Ban Ki-moon.

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here