Effectifs de l’armée : Une soixantaine d’officiers supérieurs en chômage forcé suite au blocage de leur nomination par l’Administration

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Depuis un certain temps, une soixantaine d’Officiers supérieurs (Généraux, colonels-majors, colonels) dorment à la maison et prennent pourtant leur salaire à la fin du mois. Les nominations de certains d’entre eux sont à chaque fois bloquées au niveau du Secrétariat général du Gouvernement, selon nos informations. Alors que le Mali a plus que jamais besoin d’eux pour faire face à de nombreux défis.

Aujourd’hui, la question principale qui est sur toutes les lèvres dans le milieu des forces armées et de sécurité concerne plusieurs décrets de nomination en train de dormir dans les différents bureaux du Secrétariat général du Gouvernement, une structure rattachée à la Primature. “On ne comprend rien. Le ministre de la Défense procède à la nomination des agents et le dossier est bloqué après. On ne sait pas à quel niveau ! Il s’agit d’officiers supérieurs de l’armée qui sont aujourd’hui sans emploi. Ils dorment à la maison et à la fin du mois ils touchent leur salaire. Alors que le Mali a fortement besoin de ces hommes dont la plupart sont des diplômés de grandes écoles. Je pense qu’il est temps que les plus hautes autorités pensent à récupérer ces hommes” précise notre source.

En tout cas, ils sont très nombreux, à ce jour, ces officiers supérieurs (Généraux, colonels-majors, colonels) qui ont été mis à l’écart pour des considérations très éloignées du cadre professionnel. Au même moment, d’autres cadres militaires sont reconduits dans leurs fonctions ou même recyclés, après avoir fait valoir leurs droits à la retraite. C’est le cas de l’ancien Gouverneur, le Colonel Mamadou Magara, actuellement Ambassadeur du Mali en Egypte (depuis 2 ans, il est partie à la retraite).

Il faut retenir que deux seuls critères prévalent pour nommer un cadre au sein de l’armée : la compétence et l’intégrité. Deux critères qui, mis en avant ne peuvent entraver la nomination de cette soixantaine d’officiers supérieurs ainsi réduits au chômage technique forcé. En tout cas, avec cette question des officiers supérieurs mis à l’écart, le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga, a bien du pain sur la planche. En effet, il doit prendre en main et avec beaucoup de célérité ce dossier très sensible car rien ne justifie ce chômage technique forcé. En plus, rappelons-nous bien qu’on ne parviendra jamais à reconstruire notre armée en semant des frustrations dans ses rangs jusqu’au plus haut niveau de sa hiérarchie.

A.B. HAÏDARA

aBamako

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