Le grin Fare An ka wuli de Sogoniko : Le président Modibo Sidibé discute avec les populations

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Le président des FARE AN KA WULI Modibo Sidibé a animé ce samedi 8 octobre 2016 l’espace de causerie appelé ” Grin ” avec les populations de Sogoniko. Pendant plus d’une heure d’horloge le président Sidibé a répondu aux questions de l’auditoire, avec comme réflexion à la base l’impératif du renouveau citoyen comme préalable au nouveau départ de notre pays.

Le ” Grin ” de Sogoniko s’est déroulé dans le carré de l’ancienne salle de cinéma Bakaina en face de la direction générale de la compagnie de transport ” Diarra Transport “. Le président était accompagné par une partie du Secrétariat Exécutif National  (SEN) dont le 1er vice-président, le secrétaire général adjoint, le secrétaire administratif, le secrétaire à la communication …

Le concept du Grin, faudrait-il le rappeler, est une approche de communication politique utilisée par les FARE depuis fin 2015. Il s’agit exactement de s’approprier de cette philosophie du Grin de la société Malienne pour en faire un espace d’échange politique. Par cette approche le président du parti, sans les grandes formalités et le protocole requis, discute directement avec les populations venues l’écouter et répond à leurs préoccupations

A Sogoniko, on pouvait lire l’enthousiasme sur le visage de l’auditoire qui était ravi de pouvoir partager ses préoccupations avec un leader politique emblématique de notre pays, celui-la qui est le père de la transition générationnelle. Alors comme on pouvait l’imaginer, de nombreuses questions ont été posées par l’assistance sur les préoccupations actuelles de notre société, avec en toile de fond, le sentiment d’abandon des populations qui ne savent plus ce qu’il faut faire. En tout cas la cinquantaine de participants a pu apprécier à sa juste valeur l’humilité, la modestie et l’expérience de l’homme qui, à travers ses prises de positions, indique sa foi inébranlable à  la loi, à la justice, à la compétence, l’égalité de chance…

Les questions posées étaient relatives à la santé, l’insécurité, la vie chère, l’école, l’emploi, la précarité des conditions de vie de certaines couches professionnelles comme les chauffeurs, la formation professionnelle, le manque d’eau…

A l’ensemble de ces préoccupations le président a apporté des réponses en des termes très clairs en insistant sur l’ensemble des préalables qu’il faut pour nos concitoyens pour changer nos vies. Pour ce qui est des questions de santé le président est convaincu que les multiples progrès ne sauraient perdurer sans une implication véritable des populations à leur santé, qu’elles s’impliquent en tant qu’acteurs. Les questions d’emploi sont cruciales de nos jours, c’est pourquoi dans son programme, le président projette la création de 600 000 emplois. Il précise que la question de l’emploi est liée à celle de la formation professionnelle et la mise à niveau des travailleurs qui doivent être permanentes. Sur la question de la sécurité, le président en profite pour aborder les dysfonctionnements de l’armée, de la justice, de l’administration des forces de sécurité…pour lui il s’agit de refondre l’Etat, une reconstruction de la citoyenneté pour que toutes ses questions trouvent leur solution.

La question de l’eau potable a été abordée, le projet structurant de Kabala, les différentes initiatives de stations flottantes avaient été initiées en son temps pour répondre au stress hydrique des populations. A ce sujet l’ancien premier ministre est convaincu de la nécessité de maitrise de la croissance démographique pour une meilleure planification des politiques en la matière, donc rien n’est isolé, tout est lié. L’autre grande question était celle de l’agriculture avec en toile de fond les subventions d’engrais qui ont été souvent critiquées mais jamais il n’y a eu d’alternative aux subventions, du coup depuis 2008 jusqu’à nos jours cette politique de subvention continue. On connait la suite de la manipulation politique que l’on a voulu faire de la question de l’initiative riz, pourtant le riz nerica est désormais une culture de notre pays.

Pour ce qui est de l’insécurité dans le nord de notre pays, il s’agit pour le président de renforcer les FAMa pour de vrai, renforcer la MUNISMA, renforcer la coopération entre les différentes forces sur le terrain.

Pour ce qui est de la corruption, le président Modibo Sidibé pense que les corrompus et les corrupteurs sont tous des Maliens, alors il faut travailler à ce que les gens s’engagent individuellement à bannir la corruption.

Le président a terminé en ces mots ” on me taxe de méchant, que je n’aide pas les gens, je l’accepte car je ne vais aider personne en tordant la main à la loi …”

Ousmane COULIBALY.

 


Maliweb

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