Sauvegarde du fleuve Niger: Le Président IBK attire l’attention de l’Union africaine sur la nécessité de sauver le fleuve Niger

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Au retour de Lomé (Togo), où il avait participé au sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes ayant adopté «la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes», le président Ibrahim Boubacar Kéita s’est une nouvelle fois penché sur la sauvegarde du fleuve Niger.
«Le Mali est traversé par deux grands fleuves (le Niger et le Sénégal) dont les capacités, si elles étaient atteintes, pourraient rendre la navigation plus possible et faciliter le développement des régions du nord» ! C’est que le président Ibrahim Boubacar Kéita a confié à la presse à son retour de Lomé (Togo) le dimanche 16 octobre 2016.
Dans la capitale togolaise, le Chef de l’Etat avait participé au sommet extraordinaire de l'Union Africaine (UA) sur la Sécurité et la sûreté maritimes (14-15 octobre 2016) ayant adopté «la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes».
Attirer l’attention de l’Afrique et des Partenaires techniques et financiers (PTF) de l’Union africaine (UA) est l'une des raisons ayant poussé le président de la République à faire le déplacement de Lomé. Il s’agissait donc d’attirer «une nouvelle fois l'attention sur la nécessité de sauver le fleuve Niger», a confié IBK à nos confrères de l’ORTM.
«D'aucuns pourraient se demander qu'est-ce que le Mali, pays sans accès côtier, pays enclavé, peut avoir à faire ou à dire à une telle occasion ? Nous avons rappelé le passé du Mali, sa situation géographique et hydrologique pour estimer que nous étions en pleine légitimité de cette partie-là...», a déclaré le président de la République.
«Au surplus, nous sommes Africains et l'on sait également ce que la loi de la mer dit en la matière : Tout ne se résume pas à être sur le littoral côtier mais de partager un plateau continental. Sur ce point de vue, nous avons tout à fait notre zone économique qui est concernée», a précisé Ibrahim Boubacar Kéita.
Le Chef de l’Etat a aussi prolongé son séjour pour pouvoir échanger avec la communauté malienne du Togo, du Bénin et du Ghana. Des Maliens qui étaient venus très nombreux à son accueil à l'aéroport et aussi lors de la grande rencontre organisée le dimanche 16 octobre 2016 pour avoir «les nouvelles fraiches du pays et apporter leur contribution à la sortie de crise».
A son retour à Bamako, le président Kéita a remercié tous nos ressortissants des trois pays (Togo, Bénin et Ghana) pour leur grande mobilisation qui est «une preuve éclatante de leur patriotisme et de leur intérêt jamais démenti pour les affaires du Mali».
Pendant la rencontre de Lomé, il leur avait livré le message d'un «Mali optimiste qui fait face aux défis de l'heure avec confiance, courage et détermination».
Mais, par rapport à la sauvegarde du fleuve Niger, nous attendons surtout du président de la République qu’il aille au-delà du discours et de la profession de foi pour prendre des mesures drastiques comme un décret ou un projet de loi interdisant par exemple l’orpaillage et d’autres activités polluantes dans le lit et sur les berges du Djoliba.
Tout comme il est nécessaire un projet d’aménagement des berges de ce précieux cours d’eau dans les grandes villes traversées (Bamako, Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao) afin de le préserver des convoitises des prédateurs fonciers et des activités humaines polluantes.
C’est noble de vouloir mobiliser l’Afrique et la communauté internationale au chevet du Djoliba. Mais, ce qui est souhaitable, c’est que nos autorités fassent d’abord ce qui est en leur pouvoir pour montrer la voie à suivre.
Et interdire l’orpaillage sur le lit du Djoliba serait déjà un symbole indéniable de la volonté du président de la République de sauver le fleuve Niger. Une majorité parlementaire doit aussi servir à sauver l’environnement !

Kader Toé

aBamako

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