Pour la stabilité au Mali : Boubèye Maïga dresse un plan d’urgence

68

Le Secrétariat général de la présidence malienne, dirigé depuis plus d’un mois par Soumeylou Boubèye Maïga, un spécialiste des questions sécuritaires, dresse un plan d’urgence visant à stabiliser le centre du Mali, en proie à de nombreuses attaques armées. Depuis, Boubèye ne jure que par trouver le remède miracle pour que «L’État se dote d’un agenda de retour à Kidal ».
Dans un document qui évoque une « opération sécurisation, stabilisation et cohésion sociale du delta intérieur du Niger », plusieurs pistes son explorées. Objectif : mener une série d’actions, d’ici à la fin de 2016, afin de « détruire » les groupes insurgés et de « combler les failles » grâce auxquelles ils prospèrent. La présidence réfléchit à sécuriser les foires hebdomadaires, à impliquer davantage les populations locales « chefs coutumes et religieux notamment –et à organiser, dans le cadre du G5, des patrouilles mixtes avec la Mauritanie et le Burkina. « Il ne s’agit que d’une ébauche, il n’y a rien de définitif pour l’heure », précise-t-on dans l’entourage d’IBK.
Boubèye sort des bois
Décidemment, l’ancien patron des services de renseignements maliens est engagé à partager sa lecture des enjeux sécuritaires et géopolitiques de la menace sécuritaire que connaît le Nord du Mali. Dans son plan, pour circonscrire cette insécurité grandissante dans le septentrion malien, Soumeylou Boubèye Maïga propose qu’il faut que l’État ait un contrôle effectif de l’ensemble du territoire national. « L’État doit avoir un agenda de retour à Kidal ».
Dans son plan d’urgence, l’expert en sécurité Soumeylou Boubèye Maïga, présente d’abord la situation sécuritaire sur le terrain à travers une explication cartographique, avant de faire des propositions de réponses qui devront être apportées sur le plan national et international. En guise de solution nationale, l’ancien locataire du ministère de la Défense et des Anciens combattants veut qu’il y ait un contrôle effectif par les autorités maliennes de l’ensemble du territoire national, car, argue-t-il : « tant que la souveraineté de l’État ne s’exercera pas pour arbitrer, nous continuerons à assister à des altercations de leadership entre les groupes armés ».
L’État doit avoir un agenda de retour à Kidal, claironne l’expert en sécurité, car pour lui la notion de retour progressif prônée par les autorités maliennes n’est pas un agenda.
Aussi, il indique que les attaques à répétition des positions des FAMa imposent l’élaboration d’un nouveau plan de sécurité et de défense en sortant de la posture défensive. « La Minusma et la force Barkhane ne sont plus dans une position d’engagement militaire », précise Boubèye.
Faut-il négocier avec Iyad Ag Ghaly ?
Le plan de Soumeylou est on ne peu plus diplomatique. Pour lui, si le concept d’opération et de planification stratégique actuel était revisité, nous arriverons à maîtriser un peu tous les facteurs négatifs sur le terrain.
« Quand vous décidez de négocier avec quelqu’un, vous le légitimez quelque part. Quel est notre intérêt à légitimer des groupes terroristes et jihadistes? Je ne vois pas l’intérêt pour le moment ». Et d’aller plus loin en encourageant l’État à engager des mandats judiciaires contre ce qu’il appelle les facteurs négatifs.
En attendant, le Secrétaire de la Présidence, Boubèye Maïga, invite à une mutualisation des capacités au niveau régional et international pour faire face à cette menace mondiale au Mali.
Arouna Traoré

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here