Congrès du RPM : Les bisbilles !

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Annoncé de consensuel, le 4ème congrès en a été autre. Longtemps reporté pour de nombreuses divergences, il s’est tenu dans une atmosphère très tendue. Les discours d’ouverture du président par intérim et de la présidente en disent long avec seulement des louanges sur le bilan d’IBK.

Il faut rappeler que le congrès est statutaire. C’est l’occasion pour les différentes délégations représentant les entités de relire les textes règlementaires du parti. Le nœud cornélien étant de doter le parti d’une véritable instance dirigeante. Pour le Rpm, parti présidentiel et majoritaire, tout acte mérite d’être minutieusement étudié, planifié. D’autant plus que le pouvoir est en difficulté, le président est la cible de tous. Alors, il lui faut au sortir de ce congrès des hommes et femmes capables de répondre à l’opposition, de donner l’information vraie aux médias afin que le peuple soit régulièrement édifié.

En effet, pour ce 4ème congrès, Dr Bokari Tréta longtemps annoncé a, semble-t-il, reçu le quitus d’IBK pour lui succéder. De ce fait, son élection, malgré quelques remous et remontrances, s’est réalisée. Dans son agenda, il voulait que son SG soit de son clan. Notamment son ami et confident, le questeur de l’Assemblée nationale, l’honorable Mahamadou Diarrasouba.

Au moment, où nous mettions sous presse, il était opposé au jeune Mahamane Baby et au colistier d’IBK des législatives d’avant coup d’état de 2012, Abdrahamane Sylla de la CIV. Pour éviter au parti des désagréments, il est souhaitable qu’un autre cadre occupe le fauteuil de SG que Diarrassouba. Ce qui peut contraindre Dr Tréta de jouir de tous ses pouvoirs pour créer des ennuis au président IBK avant et en 2018. Puisque Tréta, bien qu’il soit un animal politique, a des ambitions jugées démesurées par de nombreux cadres du parti.

Quoi qu’il en soit, au sortir de ces assises de deux jours, le nouveau bureau doit être actif, avoir du répondant pour permettre à IBK, au gouvernement de Modibo Kéïta de respirer. Il doit être un contrepoids pour anéantir les nombreuses velléités de l’opposition très organisée. Et bientôt avec une autre branche de l’Adéma Pasj qui ambition de claquer les portes de la majorité présidentielle. Ce nouveau bureau doit chercher à fédérer les différentes opinions, les clans, etc., afin de permettre au président de se consacrer à l’essentiel, le développement du Mali. Mais, en sortant de ce congrès avec des plaies béantes, le parti va compromettre les chances d’IBK pour un second mandat. La société civile dans sa majorité ayant une vision négative de la gestion du président depuis son arrivée à Koulouba.

Boubacar DABO

 


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