La CPI appelle au dialogue avec les Etats africains tentés par le retrait

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Dakar, 24 oct 2016 (AFP) - Le président de l'Assemblée des Etats parties au
traité fondateur de la CPI a appelé lundi à "trouver un consensus" avec les
Etats africains critiques, soulignant que le retrait annoncé par l'Afrique du
Sud et le Burundi ne serait effectif que dans un an.
"Aujourd'hui plus que jamais, il y a un gigantesque besoin de justice
universelle", a déclaré le président de l'Assemblée des Etats parties au
statut de Rome, fondateur de la Cour pénale internationale (CPI), Sidiki Kaba,
évoquant "les tragédies qui se déroulent sous nos yeux".
"C'est dans un délai d'un an que le retrait devient effectif", a relevé
devant la presse à Dakar M. Kaba, par ailleurs ministre sénégalais de la
Justice, au sujet des décisions en ce sens annoncées la semaine dernière par
l'Afrique du Sud et le Burundi. "Il faut saisir cette opportunité pour engager
un dialogue avec les Etats qui voudraient quitter la CPI. Pour cela, il faut
écouter leurs appréhensions, leurs récriminations, leurs critiques".
M. Kaba a exhorté ces pays à "donner une chance au dialogue, à la
négociation ", estimant que la prochaine assemblée générale des Etats parties,
du 16 au 25 novembre à La Haye, pourrait permettre de "trouver un consensus
dynamique"
Le ministre sénégalais a également prôné le renforcement des systèmes
judiciaires nationaux, rappelant que si neuf de ses dix enquêtes de la CPI
avaient été ouvertes dans des pays africains, c'était en tant que juridiction
d'"ultime recours", et à la demande de ces pays.
"Si chaque Etat jugeait les crimes énoncés (relevant de sa compétence,
NDLR), la Cour pénale internationale serait moins sollicitée, aurait moins de
travail. Ainsi, l'Afrique jugerait les Africains sur le continent", a-t-il
poursuivi.
sst/jh

aBamako

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