Association des fournisseurs et opérateurs économiques du Mali : « Si nos dettes ne sont pas payées, nous ferons démissionner Boubou Cissé » prévient Mme Oumou N’Diaye

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Le feuilleton qui oppose le Ministre de l’Economie et des Finances et les opérateurs fournisseurs de l’Etat continue de plus belle à s’alimenter. Les créanciers de l’Etat se sont déjà constitués en bloc pour mener un combat sans modération contre ceux qui les méprisent.

Dans la salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, ils étaient nombreux, ces opérateurs économiques qui réclament leurs dettes. Une semaine après avoir exposé leur version des faits, le Dr Boubou Cissé avait réagi pour leur dire ceci : « l’Etat ne peut pas payer ce qu’il n’a pas à payer »

Mohamed Bah, secrétaire général du syndicat, Daouda Koné, vice-président du syndicat et surtout de la présidente Oumou N’Diaye ont dénoncé le Dr Boubou Cissé comme une catastrophe imminente pour le régime IBK. Elle est allée plus loin : « Si nos dettes ne sont pas payées, nous ferons démissionner Boubou Cissé »

Le marasme économique dans lequel vit le Mali depuis un certain temps a pris ses sources dans bien de situations. Les organisateurs ont lancé leur ultimatum dont le compte à rebours a commencé hier lundi. C’est avec détermination que les compagnons d’Oumou N’ Diaye ont rejeté en bloc le retranchement des 40% qu’ils avaient préalablement accepté. Leur motif est qu’aucune loi de finance ne le définit selon Daouda Koné.

Ont-ils rencontré le PM ? Daouda Koné recadre : « il y a un ordre chronologique à suivre. Si Boubou ne répond pas à notre aspiration, on va voir le Premier Ministre ; et si le Premier Ministre aussi ne répond pas, on va demander audience au  président de la république »

Pourquoi ont-ils accepté la réduction de 40% avant et qu’ils y renoncent aujourd’hui ? Leur réponse est que c’était une mesure contraignante qu’ils ont acceptée pour éviter toute affrontement, mieux parce qu’aucun commerçant ne l’a signé avec qui que ce soit »

Ils ont même porté des griefs contre le Ministre Boubou Cissé qui leur aurait demandé de commissions sur l’argent que l’Etat leur doit. Dans une démarche administrative, ils ont adressé une correspondance au Ministre pour qu’il ait des échanges directs et ont aussi enclenché le compte à rebours de 45 jours à compter d’hier lundi 31 Octobre 2016.

Si l’ultimatum arrive à expiration, une marche sera organisée pour dénoncer et réclamer leurs droits disent-ils.

   ABC

Source : Le Figaro du Mali


Maliweb

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