3 questions à Moriba Keïta président du Conseil d’Administration du CMDID : « Nous souhaitons qu’à l’issue des élections communales du 20 novembre, qu’il y ait plus de femmes et de jeunes élus »

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Le respect du genre, une plus grande représentativité des femmes et des jeunes, tels étaient les principaux sujets inscrits au menu de l’ atelier de renforcement de capacité, organisé, le jeudi 03 novembre 2016, à la Maison de partenariat de Bamako par le Centre Malien pour le Dialogue inter parti et la démocratie(CMDID). En marge de cet atelier, Moriba Keïta, président du conseil d’administration du CMDID, a bien voulu nous accorder une interview. Lisez plutôt !
Le sursaut : Quel est l’objet de cet atelier?
Moriba Keïta : L’Atelier réunit, ce qu’on appelle les commissions qui veuillent sur le genre, qui sont installées sur l’ensemble du territoire national par le CMDID.
Ces commissions, comme leur nom l’indique, ont pour mission de veiller sur la promotion des femmes et des jeunes, sur le plan économique, social et surtout politique. Vous savez les femmes et les jeunes représentent la plus grande partie de la population malienne. Et ce sont eux aussi qui sortent pour aller voter. Pour le confort de la démocratie on les ignore dans les instances de décision ou dans les instances électives.
Vous savez il y a peu de femmes et jeunes élus maires ou conseillers communaux.
Notre objectif aujourd’hui c’est d’inverser cette tendance en faisant respecter la loi n°052 de décembre 2015, qui recommande l’augmentation du taux de représentativité des femmes et des jeunes dans les régions et les cercles.
C’est dans ce cadre que le CMDID a jugé utile d’organiser cet atelier pour permettre à tous les membres des commissions de veuille sur le genre d’être au même niveau d’information afin, qu’ils puissent jouer leur rôle pour une meilleur représentativité des femmes et des jeunes sur les listes électorales.
Que souhaitez-vous à l’issue des élections communales du 20 novembre ?
M.K : Nous souhaitons qu’au sortir des élections communales, qu’il ait plus de femmes et de jeunes élus, nous ne disons pas la parité mais une forte représentativité, cela conforte aussi le genre.
Quel appel avez-vous à lancer aux jeunes et aux femmes ?
M.K: Aux jeunes et aux femmes, je leur dit de se battre, de serrer la ceinture.
La promotion des femmes et des jeunes est un facteur de développement. Mais ils doivent se battre pour mériter la place qui leur est due, c'est-à-dire l’égalité des droits au niveau des instances du pays.
Il faudrait que des instances de ce genre se développe au niveau du pays, qu’il y ait beaucoup de séminaire d’atelier pour sensibiliser davantage les femmes et les jeunes sur toutes les possibilités qui s’offre à eux pour pouvoir accéder aux fonctions électives et nominatives.
Propos recueillis par Moïse Keïta

Source : aBamako

aBamako

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