Conseil des ministres extraordinaire du CILSS : la gouvernance au menu des échanges

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Les ministres des Etats membres se sont réunis à Bamako pour échanger sur les difficultés de fonctionnement de l’organisation commune

Le ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Ally Coulibaly a été le porte-parole du conseil des ministres extraordinaire du Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Il a été reçu en audience vendredi après-midi par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita au palais de Koulouba, en compagnie du ministre coordonnateur du CILSS, le ministre de l’Agriculture Kassoum Denon. Ils étaient venus faire le compte rendu de la rencontre d’une journée qui s’est tenue à Azalaï Grand hôtel.

Ally Coulibaly a confirmé, à sa sortie d’audience qu’il était venu faire le compte rendu du conseil des ministres extraordinaire au président en exercice de l’organisation sahélienne qui regroupe 13 Etats membres. En effet, suite aux difficultés de gouvernance qui affectent son fonctionnement, l’organisation a estimé judicieux de convoquer un conseil des ministres extraordinaire pour passer en revue les entorses et faire le point sur les projets en cours. A en croire Ally Coulibaly, le CILSS se porte bien et l’organisation affiche une bonne santé structurelle.

« Il était important pour nous de venir recueillir les sages conseils du président en exercice de l’organisation, le chef de l’Etat qui nous a donné beaucoup de conseils et de directives », a expliqué le porte-parole. « Nous sommes à la veille de la tenue de la Conférence des Parties sur les changements climatiques autrement appelée la COP22 qui se tiendra à Marrakech au Maroc. Il est donc important pour les pays sahéliens, dont l’organisation commune est un instrument de lutte contre la désertification, la sécheresse et les effets négatifs des changements climatiques, de recueillir les points de vue des dirigeants que nous allons partager à cette grande rencontre internationale », a ajouté Ally Coulibaly.

En effet, le CILSS depuis sa création en 1973 n’a cessé de mettre en commun des savoir-faire pour gérer les contingences climatiques qui compromettent notre sécurité alimentaire, avait souligné le ministre coordonnateur, Kassoum Denon à l’ouverture des travaux du conseil extraordinaire des ministres. Avant de rappeler que cette institution a connu de multiples crises de croissance mais s’est toujours donné les moyens de s’en sortir en rebondissant chaque fois de la façon la plus équilibrée.

S’adressant à ses homologues, Kassoum Denon a indiqué « qu’il nous appartient de poursuivre les efforts de gestion au sein de l’organisation pour consolider sa crédibilité et parvenir à l’amélioration des conditions de vie des populations sahéliennes et de la sous-région ouest africaine ». Il a, par ailleurs, fait remarquer qu’il n’est possible d’atteindre les objectifs que dans un climat serein, empreint de convivialité. La rencontre de Bamako s’inscrivait dans le cadre de l’instauration d’un dialogue entre les différents acteurs et a permis d’évaluer les difficultés de gouvernance en vue de trouver des solutions et de prendre des décisions appropriées.

Apparemment les ministres en charge du CILSS des Etats membres sont repartis satisfaits à en croire les propos tenus par leur porte-parole Ally Coulibaly au chef de l’Etat en présence de son collègue malien Kassoum Denon. Avant leur départ, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita a offert vendredi soir un dîner aux représentants de l’organisation qui avaient fait le déplacement de Bamako.

Source : aBamako

aBamako

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