Me Konaté, ministre de la Justice et Malamine Coulibaly, Procureur Général : Ces hommes qui humilient leurs pairs et foulent au pied les principes du droit

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Le ridicule ne tuant plus, Me Konaté et le gérant de son parquet général, Malamine Coulibaly, n’arrêtent pas de se donner en spectacle au plaisir des populistes et au désarroi des hommes d’honneur et d’éthique. Pour le 1er, au cours de la rentrée judiciaire, fidèle à sa stratégie de combler sa médiocrité intellectuelle, son immoralité congénitale, nous a sortis une de ses phrases à effets ‘’bomround’’ sens dessus dessous, je cite » je ne veux plus d’un procureur qui m’appelle pour prendre des instructions ». Avant cette sortie mélancolique, c’était » je ne veux plus de juge pourri dans les tribunaux ». Au pays des ignorants et des ignares, Me Ismaël Konaté passerait pour un bon responsable, un honnête travailleur, un homme vertueux. Malheureusement pour lui, on est au Mali du 21 siècle, plus de 50 ans d’indépendance, la génération des NTIC. Cette phrase traduit, pour Me Konaté, sa colère face à l’incapacité intellectuelle et morale des procureurs du Mali à étudier les dossiers et à s’assumer dans la diligence des dossiers à leur niveau au point qu’ils l’appellent pour prendre des cours du droit et la suite à donner aux dossiers. Tous les Magistrats des parquets seraient des nullards et des peureux à ses yeux. Comme le disait notre confrère chroniqueur du journal l’Indicateur du Renouveau, dans sa sortie du lundi 14 octobre, ‘’est-ce du mépris, de l’excès de confiance, de la fanfaronnade?

Quand tu tapes sur You tubes » les fracas ou ministre guignol africain « , le site te renvoie à des scènes dont celles de la visite de Me Konaté au tribunal de la commune 4 au lendemain de la manifestation pro Ras Bath. Dans laquelle, tel un homme ayant perdu conscience ou animé de haine, il prend ses doigts comme un flingue et la caméra comme un bon support pour atteindre sa cible, Ras Bath. Il dévoilait des mesures que son valet de juge d’instruction avait dit la veille aux avocats de Ras Bath que ce sont des mesures d’instruction qui ne doivent pas être rendues publiques.

Il n’est plus un secret pour personne que c’ est lui qui a fait rédiger ses mesures par un de ses conseiller Sékou, dans son bureau et l’envoyer par moto au juge d’instruction à la gendarmerie de Faladie lors de la comparution de Ras Bath par devant le juge et le Procureur de la République accompagnés par le gérant de sa société son procureur général.

Comment un homme aussi imbu d’un minimum d’éthique peut encore sortir accuser les juges (Parquet et cabinet d’instruction) à qui il a dicté des instructions de l’appeler pour prendre des instructions ? Toujours le cas Ras Bath, devant les journalistes, Konaté a reconnu que c’est lui qui a instruit à son Procureur General de poursuivre Ras Bath. Comment peut-il se plaindre aujourd’hui de ses procureurs d’avoir bien assimilé et appliqué sa méthode de gestion du département par le chantage, l’ingérence, l’arbitraire et le populisme?

Tenez-vous bien, que suivant le code de procédure pénale, après clôture des interrogations sur le fond, le juge d’instruction transmet le dossier à la défense pour avis. Elle dispose de 8 jours. Ensuite le dossier et l’avis de la défense sont transmis au parquet pour avis et dispose du même délai. Ce délai est d’ordre public et gage de l’équité entre les parties. Surtout, ce délai garantit la défense contre l’abus et l’arbitraire du parquet et de l’exécutif dont il dépend. Les avocats de Ras Bath ont produit leur avis le 3 Octobre dernier jour du délai de 8 jours. Depuis le dossier a été transmis au parquet de la commune 4, qui attend les instructions de Konaté via son PG pour avis. Cela fait plus d’un mois que Konaté dit ne pas encore pris une décision par rapport à l’avis concernant le dossier Ras Bath. Le parquet et Konaté sont aujourd’hui forclos, mais le juge d’instruction Kanouté, par peur des représailles de Konaté, notamment une affectation à Kidal peut être, peine à prédire sa responsabilité, à prendre son ordonnance sur le seul avis de la défense.

Quant au Procureur General, comme Ras Bath l’a dit le samedi sur le terrain de Chaba à Lafiabougou, il a ‘’perverti les valeurs morales du Mali, bafoué le parquet général et souillé la robe du magistrat’’. Dans une interview qu’il a accordé à la Radio Dembé, le PG dit que la vérité et la loi ne sont pas les mêmes au Mali. Que la vérité de Kayes n’est pas la même à Gao. Le mot vérité vient du latin » Veritas (vérité), dérivé du mot latin « Verus » qui signifie (vrai). Est défini comme étant un récit conforme à un fait, à la réalité. Un mouton blanc à Kayes sera blanc à Gao. Celui qui soustrait frauduleusement un bien d’autrui est qualifié de voleur à Kayes, comme à Gao. Mais le PG, fils moral et intellectuel de son Ministre Konaté estime que les éléments constitutifs du vol, de l’abus, de l’escroquerie varient selon les régions, le sexe, les conditions sociales et économiques des uns et des autres. C’est suivant ce principe et ce raisonnement qu’il a dit à la télé que Ras Bath enfreint aux règles sociétales et morales de nos sociétés. Que dans notre société et selon nos valeurs morales, un vieux, un responsable qui détourne le denier public, un officieux de l’armée qui en temps de guerre détourne les primes alimentaires des soldats au front, ne doivent pas être qualifiés publiquement de voleurs, de criminels.

Sous IBK, on aura tout !

Kèlètigui Danioko

Source : aBamako

aBamako

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