#Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

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#Mali : Elections municipales, l’opposition crie à la fraude

Il semble que c’est devenu maintenant une règle du jeu. Les élections en Afrique c’est toujours le parti au pouvoir qui gagne et l’opposition crie à la fraude. En tout cas, le Mali n’a pas échappé à cette supposée règle.

Après la publication des résultats des élections communales, le parti présidentiel Rassemblement pour le Mali (RPM) a réussi une percée dans plusieurs communes de Bamako et les deux grandes villes du pays (Gao et Tombouctou). Au même moment, l’opposition dénonce une « fraude massive ».

Selon Rfi, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) dirigeait la ville de Tombouctou avec une liste commune avec l’URD, a du mal à avaler la pilule amère.

« Nous avons décelé des centaines de milliers de bulletins identifiés qu’on a retrouvés dans tous les bureaux de vote. Nous avons ces bulletins. Il y avait des anomalies, il y avait des individus qui se sont proclamés présidents de bureau de vote. Nous avons constaté qu’il y a eu une fraude massive », scande le secrétaire général de l’URD à Tombouctou.

Dans la même veine, le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé tente de convaincre sur la véracité de la fraude faite par le pouvoir. « Sur la commune 2, nous avons découvert énormément d’irrégularités. Vous savez le gouverneur donne les résultats provisoires. Sur ces résultats provisoires, le RPM a 9 127 voix, tandis qu’avec le recomptage de la Céni que l’URD a demandé, le RPM a 7 845 voix, soit 1 282 voix supplémentaires ».

Des accusations balayées d’un revers de la main par le secrétaire général du parti présidentiel, maître Baber Gano qui parle de tentative de décrédibiliser le scrutin.

Burkina : Abidjan a remis 3 putschistes aux autorités burkinabés

La Côte d’Ivoire a remis vendredi trois putschistes du 16 septembre 2015 aux autorités burkinabè. C’est une annonce faite par le ministre burkinabé en charge de la Sécurité, Simon Compaoré.

Il s’agit, selon lui, des sergents-chefs Koussoube Roger (dit le Touareg) et Zerbo Mohamed, ainsi que de l’adjudant Wekouri Kosse, qui s’étaient refugiés en Côte d’Ivoire.

« Au nom du président du Burkina Faso et de celui du chef du gouvernement et du peuple burkinabè, je voudrais saluer et remercier très sincèrement son excellence le président Allassane Ouattara, monsieur le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayako et le peuple frère de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Ces putschistes s’étaient réfugiés en Côte d’Ivoire après leur tentative avortée de renverser le 16 septembre le gouvernement de la transition. Tentative au cours de laquelle plus de quinze personnes ont été tuées.

#Bénin : Sébastien Ajavon réélu à la tête du patronat

Sébastien Ajavon a été réélu à la tête du patronat du Bénin à l’issue de l’assemblée générale élective du Conseil national du Patronat (Cnp) du Bénin qui s’est tenue vendredi à Cotonou.

Ainsi réélu président du patronat du Bénin pour un mandat de quatre ans (2016-2021), Sébastien Ajavon et son équipe, ont appelé, selon APA, à l’union des chefs d’entreprises au Bénin.

« Dans la continuité de notre mandat, je placerai ce mandat sous le signe conjugué de l’indépendance affirmée et de la représentativité affirmée », a promis Sébastien Ajavon tout en appelant à l’union malgré des patrons des PME, PMI et des grands groupes malgré la diversité qui les caractérise.

« Au cours de ce mandat, le Cnp va jouer son rôle de plaidoyer auprès du pouvoir public pour restaurer un climat apaisé des affaires apaisé », a ajouté le patron des patrons du Bénin.

Pour Sébastien Ajavon, un tel objectif serait cependant difficile à atteindre si l’Etat continue de s’immiscer dans la création et la gestion directe des entreprises.

Nord-Kivu : Bineta Diop « profondément affligée par ce qu’elle a entendu à Beni »

La situation sécuritaire est particulièrement grave dans le Nord-Kivu en République démocratique du Congo. Bineta Diop, l’envoyée spéciale de l’Union africaine (UA) pour la femme, la paix et la sécurité à la presse s’est dit choquée de cette situation qui affecte pour la plupart les enfants et les femmes.

«Ce que j’ai entendu des autorités et des associations féminines du territoire de Beni m’a profondément affligée», a-t-elle confié à nos confrères de la radio Okapi.

Elle a promis de transmettre à la commission africaine chargée de paix et de sécurité ces doléances pour que des solutions urgentes soient trouvées.

Dans la même veine, l’administrateur du territoire de Beni, Amici Kalonda, demande toujours selon notre source, à l’émissaire de l’Union africaine d’agir vite pour que le processus électoral enclenché puisse aboutir.


Source : Afrique360

Afrique360

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