Lutte contre les violences basées sur le genre : Les leaders religieux mis à contribution

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Le plaidoyer de haut niveau sur l’élimination des violences faites à l’égard des femmes et des filles vise à appeler les décideurs, les leaders religieux à des actions plus concrètes et à rendre effective la volonté politique en matière de protection des droits humains des femmes et des filles. C’est dans ce cadre que le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a initié un atelier de formation à l’intention des religieux.

Celui concernant les femmes religieuses s’est déroulé, hier, à l’hôtel Olympe sous la présidence du représentant des ministres de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et des Affaires religieuses et Culte Amadou Oumar Diakité. Il s’agit à travers cette session de formation de mobiliser les leaders religieux pour une implication accrue dans la lutte contre toutes formes de violence à l’égard des femmes et filles au Mali, d’informer et sensibiliser les leaders religieux et décideurs politiques sur l’ampleur du phénomène au Mali et les actions engagées ainsi que les résultats atteints, d’appeler les décideurs de haut niveau à des actions concrètes et opérationnelles, notamment par le renforcement du cadre juridique, visant à mettre fin à toutes formes de violence à l’égard des femmes et filles au Mali.

Le secrétaire permanent de la politique nationale genre, Souleymane Niaré, a expliqué que cette session entre dans le cadre de la célébration annuelle des activités de lutte contre les violences basées sur le genre. Ces violences, dira-t-il, sont pratiquées à tous les niveaux dans nos familles, à l’école et au travail. Il s’agira à travers cette formation session d’échanger et de faire des recommandations fortes. Ensuite, précisera-t-il, il sera question de faire en sorte que chacun soit engagé et surtout mettre l’accent sur le suivi de ces recommandations. Selon le représentant résident adjoint du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Cheick Tidiane Mbengue, cette session est une cause noble car les VBG constituent des fléaux qui concernent tous les pays.

Elles constituent également une atteinte grave au droit fondamental de l’être humain. « Ces conséquences sont multiformes et causent un grand tord à la personne, à la famille, à la communauté et à son pays », a t-il expliqué. Cheick Tidiane Mbengue a souligné aussi que la logique enseigne qu’avec un cas connu, il y a dix derrière non connus. Ce qui veut dire qu’il y a une urgence fondamentale à mettre en place une lutte pour mettre fin à ce fléau. Par conséquent, il est persuadé que cette session permettra d’entamer des démarches pour qu’aucune violence basée sur le genre ne reste impunie.

Source : aBamako

aBamako

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