Les travailleurs de la DNCC : « nous demandons tout simplement l’application des textes »

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Après avoir observés une grève courant mois de novembre dernier, les travailleurs de la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC) se sont retrouvés au cœur d’une polémique. Pour donner leur version des faits, ces travailleurs à travers leur section syndicale, ont animé ce mercredi 14 décembre 2016, une conférence de presse à la bourse du travail. La conférence de presse était animée par Nouhoum Sidibé, secrétaire général du syndicat de la DNCC, entouré de plusieurs de ses collègues. Parlant du cahier de charge qui a occasionné la grève du mois de novembre, Nouhoum Sidibé, dira qu’il s’articule autour de plusieurs points qui sont entre autre la dotation du service en matériels et mobiliers de bureau, en moyens logistiques et sécuritaires, l’octroi d’un statut particulier et un plan de carrière, le transfert de la direction régionale du commerce et de la concurrence du district de Bamako en un endroit approprié et sécurisé, le prélèvement de 0,25 % sur la valeur FOB des intentions d’importation destinées au renforcement les capacités de la DNCC et surtout la suppression de l’assurance comme l’une des conditions de la levée de l’intention d’importation.

Selon, le conférencier, c’est ce dernier point qui fait l’objet d’incompréhension et de tollé. Nouhoum Sidibé explique que pour importer une marchandise, tout opérateur muni d’une facture pro-format de la marchandise se rend à la DNCC pour se faire délivrer une autorisation appelée « la levée de l’intention d’importation ». Toujours, selon l’orateur, l’opérateur verse un montant équivalent à 0,75% de la valeur de la marchandise à importer. « Tout cela conformément aux dispositions de l’arrêté interministériel No09-0788/MEIC-SG du 07 avril 2009 fixant les modalités d’application du décret No00-505/PRM du 16 octobre 2000 portant réglementation du commerce extérieur » argumente Nouhoum Sidibé. Le conférencier explique qu’à leur grande surprise, les autorités ont décidé d’introduire l’assurance comme une condition de la levée de l’intention d’importation en violation flagrante de la disposition citée plus haut. Le secrétaire général Nouhoum Sidibé précise que son syndicat ne demande pas la suppression de l’assurance comme, on veut le faire croire, mais que l’assurance soit payée après l’achat de la marchandise comme cela a toujours été le cas et au niveau des services des douanes. « Sans connaitre les raisons, notre département en complicité avec certains opérateurs économiques veut nous pousser à violer la loi. Au vue de la loi qui régit nos services, l’assurance ne fait partir de nos missions, mais d’un autre service de l’Etat. Nous voulons seulement que cette loi soit appliquée » a ajouté Sidibé. Les travailleurs menacent de déposer un nouveau préavis de grève de 72 heures, si les doléances ne sont pas satisfaites.

Abdoulaye Guindo

Source : aBamako

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