Santé de la reproduction : La CNJ demande l’amélioration de la loi sur la santé reproductive

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La CNJ en collaboration avec ses partenaires a organisé la 2ème édition du forum national sur la santé de la reproduction et la planification familiale. C’était en présence de Daouda Fatoumata, représentante du président du CNJ, du président du Coalition, du ministre de la Construction Citoyenne, Amadou Goita, à la Maison des aînés, du 19 au 20 décembre 2016.
Selon les enquêtes SIS 2015, le taux de prévalence du VIH dans la tranche d’âge de 15 à 19 ans pour les jeunes filles est de 0, 8% contre 0, 3% pour les garçons. Cette séroprévalence a-t-on fait remarquer est de 1,5% chez les jeunes filles de 20 à 24 ans. Les grossesses précoces ou non désirées et avortements à risque restent un problème majeur de santé publique seulement 13, 8% des femmes utilisent seulement en moyenne de contraception. Selon ces mêmes enquêtes 2015, l’utilisation des préservatifs chez les jeunes de 15 à 24 ans est seulement 14 ans pour les garçons selon EDSMV 2012-2013. Il a été indiqué que 3620532 femmes sont en âge de procréer. Les adolescents de 15 à 19 ans contribuent pour 12% à la fécondité totale du milieu urbain et 15% du milieu rural. Le taux de mortalité maternelle est de 368 pour 100.000 nouveaux nés et les besoins non satisfaits en planning familiale sont de 26%, la prévalence contraceptive est 9, 9% et de 7% chez les filles de 15 à 19 ans. Les adolescents constituent donc 18% de l’ensemble des femmes en âge de procréer et contribuent pour 14% à fécondité globale. En outre 17% des adolescents âgées de 15 à 19 ans accouchent chaque année. La fécondité moyenne est de 6, 1% enfants par femme. Selon les organisateurs, l’objectif et les recommandations de ce forum sont donc de renforcer les capacités de 20.000 adolescents et jeunes pour une meilleure optimisation de leurs droits en santé sexuelle et reproductive, faire une restitution du précédent forum, renforcer les structures de prises en charge ; diffuser la loi 044-02 de 2002 et veiller à son application etc. Pour le ministre de la construction citoyenne, il faut renverser les tendances et le gouvernement du Mali est engagé pour couvrir les 26% ; 600 âmes pour 2018. Selon lui, les défis rentent l’insuffisance des produits, la faiblesse du financement apporté au PF. Les organisateurs ont insisté et ont demandé au gouvernement la nécessité de l’adoption d’une loi adaptée aux réalités.
Fakara Faïnké

Source : aBamako

aBamako

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