ZONE AEROPORTUAIRE BRADEE : S’en fout la sécurité de la navigation aérienne…

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Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, des compagnies aériennes vont mettre une croix sur la destination Bamako. Et pour cause. L’espace qui sépare l’aéroport Président Modibo Kéita-Sénou de la ville, appelé zone aéroportuaire a été gaillardement morcelé et vendu au vu et au su des autorités compétentes.

Plusieurs fois convoités par les prédateurs fonciers de la capitale, la zone aéroportuaire de Bamako est aujourd’hui méconnaissable à cause des maisons qui y poussent comme des champignons. De but en blanc. Et pourtant, cette zone avait déjà été l’objet de beaucoup de litiges opposant l’Etat malien à certains particuliers qui la lorgnaient depuis belle lurette.
Le gouvernement sous la conduite de Moussa Mara s’était rendu compte de la supercherie. Il avait diligenté une enquête par le Contrôle général des services publics (CGSP). Cette enquête a révélé, de janvier à septembre 2013, 204 arrêtés d’attribution de parcelles dont le mètre carré a été vendu à 100 F CFA à l’initiative du ministre de tutelle de l’époque, David Sagara.
Sur la base de cette enquête, son successeur Tiéman Hubert Coulibaly avait ordonné la suspension des arrêtés et tous les travaux sur les lieux. Cela avait conduit à l’interpellation, par le Pôle économique, de David Sagara qui avait été placé sous le coup de poursuites judiciaires.
L’actuel ministredes Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily avait aussi fait une descente dans la zone. C’était le mardi 1er mars 2016. L’objectif était d’évaluer les mesures à prendre pour parer à une situation affreuse qui se dessinait. Il avait été même applaudi par bon nombre de Maliens épris de la justice.
Le ministre avait constaté les dégâts et avait clamé haut et fort : "A moins de 3 km de la piste, les terrains sont lotis. Ils sont en construction et les gens sont en train de s’installer royalement. Nous devrions tout simplement nous dire qu’aucun pays ne peut vivre dans la violation perpétuelle et générale de ses lois. Ce sont des situations de violation de la loi que nous relevons ici. La zone aéroportuaire relève de la gestion technique des Aéroports du Mali en tant qu’établissement public national, organe de l’Etat. Elle lui est acquise, c’est un droit que l’établissement exerce en exécution de la mission de service public dont il est investi par la loi. Alors pourquoi d’autres viendraient s’installer là-dessus ? Et si tout le Mali se mettait à aller s’y installer n’importe comment, qu’adviendrait-il de la zone ?"

L’Etat vilipendé par ses commis
Bonne question parce que le même dossier refait surface 9 mois après, et des doigts accusateurs sont déjà pointés sur des personnalités comme le Premier ministre, le maire du district Adama Sangaré et autres. Le maire de Bamako et ceux des communes ne peuvent pas donner de terres sans affectation préalable du gouvernement, d’où donc l’implication de certains hauts cadres de la direction générale du domaine et du cadastre.
L’on n’arrive toujours pas à comprendre comment les maisons ont pu pousser en un laps de temps relativement court sur cette zone. Pis, d’autres zones y sont ajoutées, car à côté de la zone de la Cour suprême de Bamako, d’autres parcelles notamment le terrain de football des jeunes du quartier à côté de la Cour suprême de Bamako. Cet acte odieux serait l’œuvre de Souleymane Dagnon, le maire sortant de la Commune VI.
Comme si cela ne suffisait pas, vers la direction de l’Onap jusqu’au niveau de la Zerny, tout est vendu. Mais déjà une inquiétude demeure. Comment les compagnies aériennes et l’Asecna vont réagir ? Une certitude cependant : c’est le pauvre Etat qui va encore ramasser les pots cassés de lubies aux dépens de l’intérêt général. Ainsi va le Mali…
Abdourahmane DOUCOURE

ADSL DE MALITEL : Ça ne s’améliore pas !
Entre amertume et regret, les clients du service ADSL de Malitel (Asymmetric Digital Subscriber Line) sont partagés. L’accès à une connexion décente de ce service commence à faire défaut, malgré les différents types de débits dont disposent les clients.
De sa mise en application à aujourd’hui, rien ne s’est amélioré. Pis, la situation s’est dégradée à en croire les clients qui disposent de l’ADSL. Et pourtant ce service à son arrivée avait raflé tout sur son passage, car, bien que la connexion ne fût pas satisfaisante, les clients croyaient fermes à un changement positif. Ils tenaient à accompagner la société dont l’Etat est actionnaire à un pourcentage estimable. Cependant, de regret en regret, nous assistons à la baisse de la qualité du service ADSL.
Oumar Diallo est utilisateur de ce service depuis quelques mois, mais il regrette déjà pourquoi il a laissé sa clé au profil du service. "J’avoue que je peux passer plus d’une journée sans avoir la connexion et ce n’est qu’à une heure tardive de la nuit qu’elle devient passable. Malgré différentes plaintes que j’ai faites auprès des responsables, rien de positif n’es sorti. Leur refrain reste le même : il faut voir si d’autres personnes ne sont pas connectées sur le routeur".
Pour A. D., qui cherche du reste à laisser le service pour d’autres moyens plus efficaces, "malgré les différentes requêtes que j’ai faites auprès du service client, rien n’a changé et aucun technicien ne s’est déplacé pour voir de visu mon problème. Et sans gêne, ce sont les factures qui pointent même avant la fin du mois".
Cette situation interpelle les responsables de cette téléphonie qui doit changer de stratégie si elle veut attirer plus de clients. Aujourd’hui, il est impensable qu’avec, ne serait-ce que ce petit débit de débits de 256 Kbits/s à 9900F CFA que Malitel n’arrive pas à satisfaire sa clientèle.
Abdourahmane DOUCOURE

Source : aBamako

aBamako

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