2è Congrès de l’UM-RDA Faso Jigi : Sous le signe du renouveau

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après la tenue de son 1er congrès, le parti Union malienne du Rassemblement Démocratique en Afrique (UM-RDA Faso Jigi) a organisé, les 22 et 23 janvier derniers, son 2è congrès ordinaire au stade du 26 mars à Yirimadio en Commune VI du District de Bamako. Dirigés par le président sortant du parti Bocar Moussa Diarra, les travaux de la cérémonie d’ouverture du congrès se sont déroulés dimanche dernier en présence des responsables, des délégués et de nombreux militants. Les représentants des partis politiques amis étaient également présents.
À l’issue de leurs travaux de deux jours, les délégués qui sont venus de la quasi totalité des localités du pays, ont procédé au renouvellement du bureau politique du parti ainsi que celui des instances de jeunes et des femmes. La séance d’ouverture a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste contre le camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Gao.
Ouvrant la série des interveCtions, le président du conseil des sages de l’UM-RDA, Youssouf Traoré, s’est réjoui de la tenue de ce congrès qui atteste de la vitalité du parti. Il a ensuite remercié le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, pour son appui multiforme à l’UM-RDA. Le médaillé de l’indépendance a invité les responsables actuels et futurs de la formation politique à continuer sur la voie du père de la Nation, Modibo Kéïta.
Dans son intervention, le président du parti s’est largement appesanti sur les causes et les conséquences de la grave crise que notre pays traverse depuis 2012. Bocar Moussa Diarra a rappelé que malgré le contexte politico-économico-institutionnel défavorable, l’UM-RDA Faso Jigi a fait des avancées appréciables. Pour lui, la situation dramatique que le pays vit aujourd’hui résulte des conséquences des mauvais choix politiques, des jeux d’intérêt de la classe politique, du manque de vision éclairée, du laxisme, de la gestion solitaire et clanique des affaires de l’État ainsi que de la mauvaise gouvernance qui s’est installée dans nos mœurs.
Le leader politique a déploré que certains font de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger un fonds de commerce en profitant de la nécessité d’expliquer le contenu aux populations. « On ne peut ignorer qu’il y a eu des avancées même si nous sommes encore loin d’avoir recouvré la totalité de notre souveraineté sur l’ensemble du territoire national», a-t-il toutefois reconnu.
Pour le président sortant du parti, la réalisation de grands ensembles régionaux en Afrique n’a pas fait avancer la cause de l’Unité africaine tant recherchée par les peuples africains. Tant que ces entités continueront à compter sur l’apport extérieur pour leur développement et la mise en œuvre de leur politique, les choses n’avanceront pas, a-t-il laissé entendre.
Aux dires de M. Diarra, l’instance dirigeante l’UM-RDA a consacré l’essentiel de son mandat finissant à deux grandes activités : le soutien à la candidature et subséquemment à l’élection du président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta et l’organisation du centenaire du président Modibo Kéïta pour sa réhabilitation totale et définitive.
« Au titre des élections communales de 2017, notre parti se réjouit d’une encourageante avancée qui le place dans le peloton de tête, au 6è rang des partis de l’échiquier national », a annoncé Bocar Moussa Diarra.
Il dit suivre avec une grande satisfaction les actions pertinentes du gouvernement dans sa quête quotidienne de la paix, de la réconciliation et du mieux-être des Maliens. L’ancien ministre a salué la récente organisation du sommet Afrique-France et la perspective de celle de la Conférence d’entente nationale. Tout en renouvelant son soutien au chef de l’État, il a réaffirmé l’appartenance de son parti à la majorité présidentielle. Pour conclure, Bocar Moussa Diarra a informé l’assistance qu’il n’est pas candidat à sa réélection à la tête du parti.
S’exprimant tout juste après, les représentants des partis amis ont tous salué l’organisation de ces assises par le Parti de la charrue. Ainsi, Amadou Thiam du parti ADP – Maliba (opposition) a-t-il affirmé partager les valeurs du passé qui ont concouru à la création de l’UM-RDA. Assarid Ag Imbercaouane de l’ADEMA– PASJ (majorité) a souligné que les deux partis politiques partagent les mêmes idéaux. Tout en martelant que notre pays n’a pas besoin de 150 ou 200 formations politiques, l’ancien 2è vice-président de l’Assemblée nationale a appelé à la création d’un regroupement des partis de gauche afin d’instaurer la justice et la solidarité au Mali.
Sékou Touré du Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (PIDS – opposition) a souhaité que ce congrès soit celui de la réunification de la grande famille RDA. Pour lui, le parti a besoin d’être réhabilité pour retrouver sa légendaire grandeur.
Le représentant de l’AF-RDA du Burkina Faso, Gilbert Ouédraogo, a soutenu que la tenue de ce congrès est pour lui l’occasion de se ressourcer aux bords du Djoliba où est né le RDA un certain 22 octobre 1946. « Nous souhaitons que la nouvelle direction de l’UM-RDA soit unie, soudée pour hisser très haut le flambeau afin d’être les véritables dépositaires des valeurs du RDA : servir et non se servir », a lancé Gilbert Ouedraogo.

M. SIDIBÉ

Source : aBamako

aBamako

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