Déclaration à la presse Attaque contre la MINUSMA

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Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus énergiques l'attaque qui a visé le camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Aguelhoc, dans le nord du Mali, le 23 janvier 2017, et qui a causé la mort d'un soldat de la paix tchadien et fait plusieurs blessés.
Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances à la famille de la victime, ainsi qu'au Gouvernement tchadien et à la MINUSMA. Ils ont rendu hommage aux soldats de la paix qui risquent leur vie.
Les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien d’ouvrir rapidement une enquête sur cette attaque et d’en traduire les auteurs en justice. Ils ont souligné que les attaques visant des soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.
Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales. Ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs et les organisateurs de ces actes de terrorisme odieux, ainsi que ceux qui financent et commanditent ces actes. Ils ont fait valoir que les responsables de ces tueries devaient être amenés à répondre de leurs actes et exhorté tous les États à coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motivations et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils étaient perpétrés. Ils ont réaffirmé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies et aux autres obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces à la paix et à la sécurité internationales que constituent les actes terroristes.
Les membres du Conseil ont réaffirmé qu’ils soutenaient sans réserve la MINUSMA et les forces françaises qui l’appuient. Ils ont de nouveau assuré de leur ferme soutien le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, et la MINUSMA dans les efforts qu’ils font pour aider les autorités et le peuple maliens à parvenir à une paix durable et à la stabilité dans leur pays, notamment dans le cadre de l’appui fourni par la Mission à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par la situation en matière de sécurité au Mali, et notamment par les violations des accords de cessez-le-feu. Ils ont exhorté les parties maliennes à mettre en œuvre l'Accord dans son intégralité et sans plus tarder. Ils ont noté que la mise en œuvre intégrale de l’Accord et l’intensification des efforts visant à lutter contre les menaces asymétriques pouvaient contribuer à améliorer les conditions de sécurité dans tout le pays.
Les membres du Conseil ont en outre souligné qu'il importait que la MINUSMA dispose des capacités nécessaires pour s'acquitter de son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité des soldats de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution 2295 (2016) du Conseil de sécurité.
Le 24 janvier 2017

Source : aBamako

aBamako

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