IBK rend hommage à l’Armée : « le terrorisme sera vaincu »

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Le président de la République s’est rendu, jeudi dernier, à Gao, après l’attentat au Camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). A l’aéroport de Gao, les honneurs lui ont été présentés par les FAMA. Il a ensuite rendu visite aux blessés, aux familles des victimes, à l’hôpital et au camp du MOC. Le lendemain, vendredi 20 janvier, Fête de l’armée, il a prononcé son discours à la Nation.

Lors de son intervention à Gao et à l’occasion de la Fête de l’armée, le président de la République, IBK, a fustigé la traitrise et la barbarie du terrorisme qui a fait une centaine de victimes dans le camp du MOC. Il en a déduit que cet acte vise à entraver la marche en avant d’un Mali qui se met debout.
« Les commanditaires de cet assassinat de masse, a-t-il martelé, croient ainsi pouvoir intimider notre peuple, démobiliser les acteurs de la paix, discréditer les efforts nationaux et internationaux pour la stabilisation de notre pays et le renforcement de sa cohésion. » Pour IBK, ils se trompent. Il a même ajouté qu’ils seront combattus et vaincus. Il a souligné que, par leur engagement dans les patrouilles mixtes pour contribuer au coude-à-coude, les jeunes qui ont été assassinés incarnaient la formidable capacité de résilience de notre Nation.
Nous avons obligation, a-t-il fait remarquer, de puiser dans leur sacrifice, encore plus de volonté, de courage et de conviction pour mettre en œuvre l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale.
Le président de la République a exhorté tous les acteurs à s’y atteler sans calculs ni surenchères parce que chaque hésitation, chaque retard, fragilise les acquis et rend vulnérable l’ensemble du processus face aux menées des ennemis de la paix qui sont aussi les ennemis du Mali.
Il a laissé entendre que cette tragédie qui vient de frapper des jeunes, sans distinction de leur appartenance, nous rappelle notre irréversible communauté de destin et doit désormais lier par un Pacte de sang, tous les acteurs engagés dans la consolidation de la paix et de la cohésion nationale.
Les structures sécuritaires et judiciaires compétentes, a-t-il dit, vont ouvrir des enquêtes pour évaluer les dispositifs de sécurisation et de protection, situer les responsabilités et punir les auteurs de ce crime. Le président IBK a soutenu qu’il a placé le réarmement moral, la reconstruction des capacités opérationnelles et l’amélioration des conditions de vie des FAMAS au cœur de son action.
Il a attiré l’attention sur l’acquisition récente de moyens aériens, qui apporteront, a-t-il dit, un renforcement significatif de leurs capacités opérationnelles. Il a rendu hommage à nos militaires : « L’armée est un creuset de l’unité nationale. Elle incarne notre fierté et notre ambition dans notre relation aux autres. Dans le processus de redressement auquel je vous convie depuis 2013, elle est à mes yeux le symbole de la force et de la cohésion retrouvée de notre Nation, l’outil de notre autonomie d’appréciation et de décision. »
Il convient de signaler que le discours d’IBK et la mobilisation nationale contre ce massacre odieux, a mis du baume dans le cœur des habitants de Gao qui continuent à se poser plusieurs questions sur leur sécurité. Une femme s’est exclamé sur les ondes de RFI : « Nous ne comprenons pas qu’avec la présence de la Minusma et de la Force Barkhane à Gao, un véhicule bourré d’explosifs puisse entrer dans un camp et exploser. » En fait, elle expliquait l’inquiétude des habitants de Gao, après cet attentat sans précédent.

B.D.

Source : aBamako

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